Deschamps : "Contre la Belgique, j'ai senti l'équipe tellement forte"

Dimanche soir, en Albanie, Didier Deschamps honorera sa 100eme cape en tant que sélectionneur de l’Equipe de France. Un chiffre impressionnant qui se fête, mais qui invite aussi à revenir sur le chemin parcouru et à ressasser les souvenirs, les bons comme les mauvais. Le coach tricolore l’a fait dans un entretien accordé à L’Equipe, à paraître samedi. Il s’est notamment replongé dans la Coupe du Monde 2018, où son équipe a tout renversé sur son chemin, y compris les adversaires qui l’ont dominé dans le jeu.

 

« Face à la Belgique, on était solides à l’excès »


En Russie, les Tricolores ont conquis leur deuxième étoile, mais non sans avoir souffert et leur bataille la plus compliquée a été contre la Belgique en demi-finale (1-0). Interrogé sur ce match, Deschamps a indiqué qu’il n’a jamais vraiment douté. Il était même convaincu que cette demie serait négociée avec succès en raison de la solidité affichée par ses troupes. « Je vais vous le dire, même si cela met un peu trop en avant l'aspect défensif à mon goût : contre la Belgique, j'ai senti l'équipe tellement forte et solide ce jour-là… À l'excès même, car je leur ai dit à un moment : "Remontez quand même !" On n'a rien lâché, tu sentais qu'on pouvait jouer longtemps et que les Belges ne marqueraient pas, a-t-il lâché. Les joueurs ont pris du plaisir aussi dans cette force collective. Après, ce n'est pas le plus représentatif car on va dire que je prends un exemple négatif... défensif. Le plaisir que je peux avoir sur le banc, c'est quand l'équipe maîtrise et développe des actions offensives comme on peut les travailler à l'entraînement ».

La France a ensuite battu la Croatie en finale et Deschamps a affirmé qu’il n’a même pas eu à attendre le match pour savoir que la gloire serait au bout et que la déception de l’Euro ne se répéterait pas : « Le lendemain de la Belgique, je suis escorté de doutes, de questions. Et puis, le surlendemain, c'était une évidence dans ma tête. Que je n'avais pas eue deux ans avant. Ne me demandez pas le pourquoi du comment. J'avais cette conviction profonde, que j'ai gardée pour moi. Ça devait se passer comme ça, c'est le destin, c'est écrit. C'était notre jour. J'avais ressenti ça, déjà, longtemps avant. Le même feeling. »