Dembélé, encore un match à oublier

Reuters

Comment oublier qu'il y a seulement dix jours, avant le coup d'envoi du premier match de l'équipe de France dans cette Coupe du monde, face à l'Australie, Ousmane Dembélé se positionnait alors comme un titulaire potentiel ? Avec lui, Kylian Mbappé et Antoine Griezmann, le schéma tactique tricolore prenait une autre tournure que lorsqu'Olivier Giroud lui est préféré au côté du Colchonero et du Parisien. Sa prestation contre les Socceroos (2-1), couplée au vide laissé par l'absence du Blue, avait déjà mis un sérieux bémol à sa montée en puissance, l'idée de le voir s'imposer sur la fin du tournoi est désormais réduite à néant ou presque.

Pourtant, Didier Deschamps a bien tenté de relancer l'attaquant du FC Barcelone ce mardi, au moment d'affronter le Danemark lors de la dernière journée du groupe C. Avec Antoine Griezmann et Olivier Giroud, moins véloces que lui, l'ancien Rennais devait se poser comme le détonateur des attaques tricolores, l'homme capable de dynamiter une arrière-garde adverse regroupée sur des accélérations meurtrières dont il a le secret. Et finalement, au cours des 78 minutes qu'il aura passées sur le terrain, Ousmane Dembélé aura été transparent, incapable d'apporter le danger ou de prendre des risques balle au pied. Rien, presque le néant complet exceptions faites de deux frappes hors cadre durant le premier acte (33e et 45e).

Alors que sa capacité d'accélération aurait pu lui permettre d'étirer au maximum une défense danoise recroquevillée devant son but, le Catalan d'adoption s'est évertué à repiquer inlassablement, se heurtant donc à une densité défensive toujours plus importante dans l'axe. Même après le repos, Dembélé n'a pas rectifié le tir, privant de fait l'équipe de France d'un atout qui aurait pourtant été très bénéfique. Mais en Russie, pour son deuxième match du tournoi, l'attaquant de 21 ans s'est encore raté. A-t-il alors grillé son dernier joker ?