UCI : Lappartient assuré d'être élu pour un deuxième mandat

Cette fois, il n'y aura aucun suspense. David Lappartient, devenu président de l'UCI pour la première fois de sa vie, le 21 septembre 2017, à 44 ans, est déjà assuré de rempiler pour un nouveau mandat de quatre ans. Le Breton resté vice-président de l'instance pendant quatre ans avant de prendre les commandes du cyclisme mondial n'aura en effet aucun adversaire face à lui lors des élections, programmées dans le cadre du congrès annuel de l'UCI, ce vendredi à Louvain (Belgique), où se déroulent les Championnats du Monde. Il n'y aura donc pas de vote et Lappartient peut d'ores et déjà se pencher sur les quatre nouvelles années qui attendent celui qui s'était imposé 37 voix contre 8 il y a quatre ans face au Britannique Brian Cookson à Bergen (Norvège). Pourtant favori du vote en 2017, Cookson, pulvérisé à l'arrivée par le Français, avait fait les frais d'une naïveté assez déconcertante, préférant s'estimer déjà vainqueur avant l'heure tandis que son adversaire, lui, avait profité des dernières heures précédant l'élection pour gagner le soutien de cadors aussi influents que le président de la Fédération italienne Renato Di Rocco mais surtout, obtenir au détour d'un dîner dans un restaurant huppé du port de Bergen le soutien du surpuissant magnat russe Igor Makarov. Un renfort de dernière minute qui avait permis au Morbihannais de faire la différence, et, même, de l'emporter de manière écrasante. Cette fois, il n'aura même pas besoin de batailler.

Un bilan des plus satisfaisants


"Il y a deux manières de voir les choses, analysait le toujours président de l'UCI sur le site Direct Vélo récemment à propos de ce vote à candidature unique. Soit que ce n'est pas très bien pour la démocratie, soit que les fédérations nationales sont assez satisfaisantes du travail que l'on a fait pendant quatre ans. Je vais essayer de retenir la partie positive". A savoir ce nouveau mandat de quatre ans qui s'offre à un David Lappartient dont les débuts avaient été fortement ternis par la pandémie de Covid-19. Cette fois, le nouvel homme fort du cyclisme mondial devrait pouvoir travailler plus librement. Lui dont le bilan est plus que satisfaisant depuis qu'il a pris le pouvoir, sans hésiter à dépoussiérer l'UCI et de ruer dans les brancards quand il le fallait. Le choix d'une ville africaine (Kigali, au Rwanda) - une première dans l'histoire - pour organiser les Mondiaux en 2025 - comme celui de regroupe toutes les disciplines du cyclisme à Glasgow en 2023 vont dans ce sens.

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