FFC : Deuxième mandat à la présidence pour Michel Callot

Le cyclisme français a fait le choix de la continuité. Alors que l’ancien directeur sportif et sélectionneur de l’équipe de France Cyrille Guimard a proposé une alternative à la direction en place à la tête de la Fédération Française de cyclisme (FFC), l’Assemblée Générale s’est très largement prononcée en faveur de Michel Callot. Successeur de David Lappartient quand ce dernier a pris la tête de l’Union Cycliste Internationale, l’ancien président du comité Rhône-Alpes a été très facilement réélu et mènera le cyclisme français pour un deuxième mandat de quatre ans jusqu’en 2025. Sur les 912 suffrages exprimés à l’occasion d’un vote électronique effectué au siège de la FFC, à Saint-Quentin-en-Yvelines, le président sortant en a recueilli 852 soit 93,42% des voix.


Un camouflet pour Cyrille Guimard


A l’issue d’une campagne où quasiment tous les coups ont été permis, avec des déclarations parfois agressives de part et d’autre et de nombreuses procédures devant le Comité National Olympique et Sportif Français pour retarder l’élection et contester certains suffrages régionaux, l’opposition incarnée par Cyrille Guimard n’a pas convaincu l’ensemble des comités formant la Fédération Française de cyclisme. Celui qui a dirigé pendant sa carrière des coureurs comme Lucien Van Impe ou Bernard Hinault n’a finalement reçu que 60 voix, soit 6,58% des suffrages exprimés à l’occasion de l’Assemblée Générale de la FFC. Son projet de rupture baptisé « Tous ensemble, une ambition pour le cyclisme français » n’a pas convaincu. Michel Callot, qui avait été élu à l’unanimité pour un premier mandat en 2017, voit sa légitimité comme patron du cyclisme français confirmée à la sortie de cette élection houleuse en coulisses.

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