Cyclisme : Les précisions de Vichot sur son syndrome de surentraînement



Arthur Vichot débute un nouveau chapitre de sa vie, celui de retraité à 32 ans. Après avoir fait du vélo et de la compétition son quotidien pendant de nombreuses années, le Franc-Comtois a décidé de ranger son outil de travail en raison d’un syndrome de surentraînement qui ne lui permettait plus de performer au plus haut niveau. Trois jours après l’annonce de sa retraite, le double champion de France sur route (2013 et 2016) en a dit un peu plus sur cette forme de surentraînement qui le handicape depuis maintenant deux ans. « Pour faire simple, c'est comme un burn-out. Tu es cramé, incapable de faire un dixième de ce que tu faisais avant. C'est comme si tu passais toute ta carrière au volant d'une Porsche, et d'un coup, tu te retrouves avec le moteur d'une Deux Chevaux », développe dans les colonnes de L’Équipe celui qui n’avait plus couru en compétition officielle depuis le mois de février, sur les routes de l'Étoile de Bessèges.

Le haut niveau lui était devenu impossible


« C'est difficilement explicable. Avec la fatigue accumulée pendant ma carrière, la pression mentale, les blessures, mon corps a dit stop et tout a pété. En plus, dans un premier temps, j'ai forcé dessus sans savoir ce que j'avais, et je me suis un peu enterré. C'est un syndrome d'autant plus compliqué que l'interprétation des symptômes et la manière dont il faut les soigner sont obscures. » Arthur Vichot, qui pensait être atteint d’une forme de mononucléose lors de l’apparition des premiers symptômes, ne peut compter que sur « un repos complet » pour récupérer de cette fatigue incessante. Et du repos, il en aura désormais. « J'ai le temps maintenant, comme un vrai retraité ! », a-t-il ajouté. La page du vélo maintenant tournée, Arthur Vichot a « pas mal de projets » et attend avec beaucoup d’excitation « de voir ce qui va se passer ».