Les Bleues devront s'en inspirer

Un autre tournoi a commencé avec la phase à élimination directe. Après une phase de groupe presque parfaite, le huitième de finale contre le Brésil a été autrement plus complexe à gérer. Et si les Bleues n’ont pas réussi à mettre le feu comme elles l’auraient souhaité, c’est sans doute qu’elles ont débuté la rencontre avec le frein à main. "J’aurais aimé qu’on joue plus, notamment en première période. Mais on s’est battues et on est allées chercher ce second but", a notamment reconnu Corinne Diacre sur TF1.   

Un propos qui cadre avec une première période pour le moins hésitante des Tricolores, pas assez efficaces offensivement. Loin  d’invalider ce départ manqué, Wendie Renard considère que les Bleues n’ont pas subi l’événement. "Au contraire, s’il y a de la peur, tu peux déjouer. Je pense que ce n’est pas ça qui nous a freinées en première période. On est à la maison, il n’y a pas de peur. C’est du football et c’est simple quand tu mets du mouvement et de la qualité technique", analyse-t-elle. 

De fait, il y a eu plus de mouvements et surtout beaucoup plus d’intentions après la pause et jusque dans les derniers instants de cette rencontre étouffante jusqu’en prolongation. Cette capacité à se dépasser et ce premier match à élimination directe vont forcément beaucoup apporter à des Bleues qui ont su se dépasser au bon moment pour venir à bout d’un Brésil très accrocheur. "Les victoires difficiles, ça fait vraiment plaisir, on va s’en servir pour la suite. Ça va être un cran au-dessus en quarts", ajoute Delphine Cascarino pour L’Equipe. Il faudra cela car ce sont potentiellement les Américaines qui leur feront face vendredi prochain au Parc des Princes.