L'Angleterre impressionne

Non, les Norvégiennes ne sont plus ce qu'elles étaient il y a une bonne vingtaine d'années, lorsqu'elles avaient été sacrées championnes du monde en 1995. L'Angleterre vient de confirmer que le paysage du football féminin international a bien changé, avec une victoire nette et sans bavure face à la Norvège (3-0) à l'occasion du premier quart de finale de la compétition, au Havre. La France, en attendant son immense choc de vendredi contre les Etats-Unis, scrutait cette rencontre de près, puisque ce sont donc les Anglaises qui se dresseront sur sa route en cas de qualification en demies.

Troisièmes au classement Fifa, les joueuses de Phil Neville ne sont pas les premières venues. Mais on a tendance à les oublier un peu, et elles ne se privent pas d'en profiter. Cinq victoires en autant de matches, dont deux 3-0 en phase finale (après le Cameroun en huitièmes) et une victoire en poule face au Japon... Elles ont clairement fait leur petit bout de chemin et enchaînent une troisième demi-finale d'affilée, après le Mondial 2015 et l'Euro 2017. Jamais elles n'ont réussi à atteindre une finale.

Neville: "Je savais qu'on allait gagner"

La Norvège n'a quasiment pas eu une occasion du match. Après l'ouverture du score très rapide de Jill Scott (3e), celle-ci a encore eu une balle de but (21e) avant un tir sur le poteau d'Ellen White (29e). Qui, sous les yeux d'un David Beckham conquis, n'a pas attendu très longtemps pour inscrire sa cinquième réalisation du tournoi (2-0, 40e), ce qui l'amène en tête du classement des buteuses. Quand la Lyonnaise Lucy Bronze (qui jouera donc sa demie à domicile) a triplé la mise d'une lourde frappe à l'entrée de la surface (3-0, 57e), il y a bien eu ces deux opportunités norvégiennes pour Utland (67e, 69e).

Mais la rencontre s'est conclue sur un penalty raté par les Anglaises, qui ont ainsi frôlé un 4-0 qui n'aurait presque pas été sévère (83e). Et Georgia Stanway a aussi manqué la cible, seule face au but, dans le temps additionnel (90e+1)... "C'est notre meilleur match avec moi, savoure Phil Neville pour la BBC. On a toujours dit qu'on voulait s'amuser, c'est ce qu'on a fait. Je savais qu'on allait gagner, je l'ai vu dans leurs yeux et aussi pour celles qui ne jouaient pas. On respecte la Norvège, mais nous avons confiance en nos capacités." Désormais, ses troupes n'ont plus rien à perdre: "La France et les Etats-Unis sont deux équipes fantastiques, ce sera une occasion incroyable et mes joueuses sont prêtes." Tout le monde est prévenu.