France-Nigeria, une décision qui fait polémique

Reuters

Si, comme quelques jours plus tôt à l’occasion d’Italie-Jamaïque, la (nouvelle) règle a été respectée lundi soir à Rennes, permettant à Wendie Renard de tirer à nouveau, et de marquer, après avoir manqué son premier penalty, lors de la victoire des Bleues contre le Nigeria pour leur dernier match de poules de ce Mondial à domicile (1-0), beaucoup ont déploré le manque de philosophie de l’arbitre l'arbitre hondurienne, Melissa Borjas, qui a également infligé un carton jaune à Chiamaka Nnadozie, la jeune portière nigériane, coupable d’avoir quitté sa ligne trop tôt sur la première tentative de la Lyonnaise.

Interrogé sur la polémique en conférence de presse, le sélectionneur suédois des "Super Falcons" a dû se contenir pour éviter de déraper. "Honnêtement, si je donne mes impressions sur le penalty, qui a été retiré, on va me renvoyer chez moi, a ainsi lâché Thomas Dennerby quelques minutes après l’issue de la rencontre. Je pense que mes joueuses ont été des héroïnes. Bien sûr, je suis très déçu par le résultat. La France est une excellente équipe, et elle était très heureuse de remporter ce match. Mais nous avons très bien joué. Malheureusement, tout cela a été gâché par le but."

Une décision éminemment "controversée" pour l’iconique gardienne Hope Solo, absente de la compétition, tout comme son ex-coéquipière Sydney Leroux, deux Américaines qui ont dénoncé sur Twitter l’utilisation de la VAR dans ce cas précis, qui a énormément fait réagir. A l’image de Gaëtane Thiney, les Bleues se sont elles défendues, expliquant qu’elles ne faisaient "pas le règlement de la Fifa. On a été prévenues, on a eu des réunions pour ça, on nous a expliqué que si la gardienne bougeait, il y aurait carton jaune et penalty à retirer. Donc on n’est pas forcément surprises."