CAN : Le principal stade toujours pas prêt

Le Cameroun joue décidément avec les nerfs de la Confédération africaine de football et de tous les observateurs du football africain. Prévue ce vendredi 3 décembre, la livraison officielle du stade d'Olembe, en périphérie de Yaoundé, a été repoussée à une date ultérieure non encore précisée. L'infrastructure de 60.000 places, prévue pour accueillir la rencontre d'ouverture de la prochaine CAN, le 9 janvier prochain entre le Cameroun et le Burkina Faso, ainsi que les autres matchs du groupe A et la finale, n'est toujours pas prête.

Dans un courrier daté de ce jeudi, le comité d'organisation de la CAN 2021 évoque des « opérations de recettes techniques » sur le chantier du stade et « d'autres contraintes d'agenda » pour justifier ce nouveau retard, sur un délai de livraison initialement fixé au 30 novembre, en vertu de l'accord-cadre signé avec la CAF le 22 octobre. Le 17 novembre dernier, le secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo, avait adressé une série de griefs précis au pays organisateur de cette 33e édition, au premier rang desquels figurait le retard des travaux du stade d’Olembé. « Sachez que si tout n’est pas réglé d’ici au 30 novembre 2021 (date ensuite repoussée au 3 décembre, ndlr), le match d’ouverture aura lieu ailleurs, menaçait l'homme lige de Gianni Infantino. Des dispositions sont d’ores et déjà prises dans ce sens, mais ce serait malheureux pour le Comité d’Organisation, pour la CAF et pour le Cameroun. »

D'interruption en contretemps, ce chantier sans fin ternit le tableau de la préparation d'une Coupe d'Afrique que le Cameroun n'a plus organisé depuis 1972. Chargé en 2016 de construire ce complexe, le groupe italien Piccini est évincé au profit de Magil Construction, une entreprise canadienne. Le coût total des travaux est évalué à ce jour à plus de 240 millions d'euros.

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