Afrique : Le Gabon risque gros dans l'affaire Kanga

L'affaire du match Sierra Leone-Bénin n'est pas la seule à brouiller l'issue des éliminatoires de la CAN 2021. Relayé par Canal+ Afrique, un autre dossier occupe la Confédération africaine de football et pourrait modifier la composition du plateau final de la prochaine édition, qui aura lieu début 2022 au Cameroun. Suite à l'élimination des Léopards, battus par le Gabon (3-0) à Franceville lors de la cinquième journée du groupe D, la Fédération congolaise de football a déposé une réserve relative à Guélor Kanga. Le milieu de terrain des Panthères (46 sélections), double passeur décisif ce jour-là, est accusé de fraude. Documents administratifs à l'appui, la Fecofa estime que le sociétaire de l'Etoile Rouge de Belgrade, né selon son passeport actuel le 1er septembre 1990 à Oyem, serait en réalité Kiaku Kiaku Kiangana, venu au monde le 5 octobre 1985 à Kinshasa. Dans un entretien diffusé sur la chaîne YouTube Congo Révolution News et retiré depuis du site de partage de vidéos, l'intéressé confirmait être né en RDC.

Une usurpation d'identité ?


Le joueur aurait falsifié son identité et pris la nationalité gabonaise au moment de son arrivée au club de deuxième division gabonaise de GBI à la fin des années 2000, sous la pression de son entraîneur de l'époque, soucieux de contourner le règlement plafonnant le nombre de joueurs étrangers. International gabonais depuis 2012, l'intéressé se serait également affranchi du délai requis par la FIFA (avoir vécu pendant au moins cinq ans après sa majorité dans le pays d'adoption) pour obtenir un changement de nationalité sportive. De celui-ci, la Fédération congolaise de football déclare du reste ne pas retrouver trace.

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