Copa America : La Roja tutoie la légende

Reuters

Il n’y aura pas de nouvelle finale face à l’Argentine pour les Chiliens, lauréats des deux dernières éditions de la Copa America à chaque fois à la faveur de finales remportées aux tirs au but contre Messi et les siens. « La Pulga », écœuré par un arbitrage un peu trop « maison », a dû laisser la Seleçao, victorieuse (2-0), rallier le Maracana de Rio et la finale de son tournoi à domicile.

Moins prestigieuse sur le papier, la seconde demi-finale oppose dans la nuit de mercredi à jeudi (2h30), du côté de Porto Alegre, la Roja, double tenante du titre et grandissime favorite, à une équipe du Pérou, qui fait figure d’invité surprise à ce stade de la compétition, après sa qualification aux dépens de l’Uruguay (0-0, 5 t.a.b. à 4) et son record de quinze victoires dans la compétition.

"Laisser notre trace, c'est notre rêve" (Vidal)

Le Chili tutoie l’histoire. Avec l’ambition - même s’il faudra pour cela viser un nouveau « Maracanaçao » en finale face au Brésil (*) - de décrocher une troisième Copa consécutive. Un exploit que seule l’Argentine a su réaliser il y a plus de soixante-dix ans (1945, 1946, 1947).

"Nous voulons laisser notre trace en tant que triples champions, c’est notre rêve, assure Arturo Vidal, cité par BBC Sport. Nous voulons jouer notre meilleur match de la Copa contre le Pérou, ce serait historique pour nous de rejoindre la finale", lance encore le Barcelonais.

Le souvenir de la demi-finale remportée (2-1) à domicile face à ces mêmes Péruviens en 2015 est favorable. Mais Vidal cible aussi la menace principale de son prochain adversaire: Paolo Guerrero (35 ans), inusable capitaine et attaquant de La Blanquirroja, qui partage avec… le Chilien Eduardo Vargas le titre de meilleur buteur en activité de la compétition avec douze réalisations. "C’est un joueur qui sait comment jouer contre nos défenseurs, prévient Vidal. Et cela nous réclame toujours beaucoup de le marquer." Les joueurs de Reinaldo Rueda ne pourront pas dire qu'ils n'avaient pas été prévenus...       

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(*) Ou « choc du Maracana », du nom de la victoire historique de l’Uruguay en finale de la Coupe du monde 1950 face à un Brésil archi-favori, mais battu (1-2) dans ce qui reste l’une des plus grandes surprises de l’histoire du foot mondial. Et un drame pour une nation, qui troquera dès lors pour un maillot jaune et vert le blanc porté lors de ce match de sinistre mémoire.