Copa America 2019 : Le Venezuela, attaquer pour oublier

Panoramic

Capitale : Caracas
Surnom : La Vinotinto (« les Bourgogne »)
Sélectionneur : Rafael Dudamel
Palmarès : Néant


Sans faire de cours de géopolitique, la situation actuelle du Venezuela est loin d’être la plus enviable de la planète. C’est donc dans un contexte très lourd que sa sélection se rend au Brésil pour tenter d’au moins rallier les quarts de finale. Seule sélection avec l’Equateur à n’avoir jamais remporté la Copa America malgré une demi-finale en 2011, la Vinotinto va défier le Pérou, son principal adverse, le Brésil, le grand favori du groupe, puis la Bolivie, l’équipe la moins armée. Une deuxième place, voire l’un des deux meilleures troisièmes places, suffirait à son bonheur. Pour cela, Rafael Dudamel, son sélectionneur, peut compter sur un noyau de joueurs expérimentés et talentueux dont certains évoluent en Europe : le milieu du Torino, Tomás Rincón (34 matchs de Serie A cette saison), l’ailier gauche de Cadix, prêté par l’Udinese cet hiver, Darwin Machís (8 buts en 15 matchs en deuxième division espagnole notamment) et bien sûr l’attaquant de Newcastle, Salomon Rondon. La véritable star de l’équipe a réussi son prêt à Newcastle avec 11 buts et 7 passes décisives en 32 matchs cette saison et arrivera avec le plein de confiance. 


Selon les médias du pays, Dudamel pourrait être tenté de l’aligner parfois seul en pointe dans un 4-2-3-1, mais la présence dans la liste de Josef Martinez, la révélation de l’année écoulée (voir plus bas), entraînerait plus logiquement un 4-4-2. L’ancien Nantais Fernando Aristeguieta pourrait lui régulièrement entrer en jeu pour suppléer l’un de ses deux compères en attaque. Si l’animation offensive sera le gros point fort du Venezuela, avec son gardien Wuilker Farínez, dont on dit le plus grand bien du côté du Millonarios FC en Colombie, c’est au niveau défensif que le bât blesse. La défense centrale n’est pas des plus rassurantes avant cette Copa America. Au rayon des surprises dans la liste des 23, à noter les absences de Jan Hurtado, Jhonder Cádiz et Yefferson Soteldo. Le sélectionneur a également décidé de ne pas faire trop confiance aux anciens U20 qui ont terminé deuxièmes du dernier Mondial dans cette catégorie en 2017. Mais cela n’empêchera pas cette Vinotinto d’être considérée comme un outsider de qualité au Brésil. 


Si vous êtes des habitués de beinsports.com, vous savez peut-être qui est Josef Martinez. Le 22 mars dernier, l’avant-centre vénézuélien s’était fait remarquer par un penalty pour le moins atypique lors d’un match amical remporté face à l’Argentine (3-1). Un but en sélection venue récompenser une saison exceptionnelle en MLS où il est déjà devenu l’un des attaquants le plus redoutés. Sa saison 2018 avec Atlanta, couronnée par un titre de champion, est tout bonnement entrée dans les livres d’histoire nord-américains avec 31 buts lors des 34 matchs de saison régulière. Sa saison 2019 n’a pas débuté de la même façon sous les ordres de Frank de Boer mais grâce à 5 réalisations lors de ses 3 dernières sorties avant de rejoindre sa sélection, ce buteur trapu et rapide en est à 10 buts en 15 rencontres. 

Un regain de confiance qui arrive au bon moment pour le n°7 d’Atlanta United qui avait déjà tenté sa chance en Europe. A l’instar de Sonny Anderson par exemple, le joueur de 26 ans est arrivé d’Amérique du Sud pour rejoindre la Suisse. Mais, placé souvent en ailier, il n’a pas convaincu du côté des Young Boys Berne avec seulement 4 buts en 38 matchs de 2012 à 2014. Son prêt au FC Thoune avait pourtant attiré le Torino à l’été 2014 mais il ne restera que deux saisons et demie en Italie pour un total de 13 réalisations en 76 sorties. Avant donc de relancer pour de bon sa carrière aux Etats-Unis. Mais dur de l’imaginer rester longtemps outre-Atlantique s’il réussit à marquer de son empreinte cette Copa America… 

Le penalty improbable de Martinez face à l'Argentine : 



 

 

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