Copa America 2019 : Le Pérou, sur sa lancée ?

Reuters

Capitale : Lima
Surnom : Blanquirroja
Sélectionneur : Ricardo Gareca
Palmarès : Copa America (1939 et 1975)

Trente-six ans ! Après des histoires de corruption et autres affaires extrasportives, le Pérou a fait son retour à la Coupe du Monde après plus de 30 années d’absence. Un ticket décroché après des barrages face à la Nouvelle-Zélande. Un véritable événement pour le pays des Incas où un jour férié avait même été décrété à l’époque pour célébrer cette qualification.

Un an plus tard, les Péruviens ont digéré ce bref passage en Russie (élimination dès la phase de poules). Depuis, ils ont disputé 10 matchs amicaux pour un bilan très mitigé (3 victoires, 6 défaites et 1 nul). Des résultats qui ne reflètent pas toujours l’impression laissée par cette équipe péruvienne qui avait posé problème aux Bleus au Mondial. La Blanquirroja a par exemple réalisé de belles prestations contre les Pays-Bas et l’Allemagne. La nuit dernière contre la Colombie, elle a longtemps dominé avant de s’écrouler après l’expulsion de Yotun.

Il n’y a donc pas de réels enseignements à tirer de ces amicaux, d’autant que le Pérou montre toujours un visage plus conquérant en match officiel, c’est dans son ADN. Ainsi, il a toujours passé la phase de poules de la Copa America depuis l’édition 1995. Troisièmes en 2011 et 2015, quart de finalistes en 2016 (battus aux TAB par la Colombie), les Incas répondent toujours présents sur la scène continentale. Cette fois encore, il faudra compter sur eux. En compagnie du Brésil, de la Bolivie et du Venezuela dans le groupe A, le Pérou devrait se disputer la deuxième place avec les Vénézuéliens, la première étant promise aux Brésiliens. Emmené par Ricardo Gareca, sélectionneur en poste depuis 2015, le Pérou pourra s’appuyer sur sa stabilité. Equipe bien en place, la Blanquirroja se repose sur un noyau dur qui se connait bien (Gallese, Advincula, Yotun, Cueva, Carrillo et le capitaine Guerrero). De quoi en faire un parfait trouble-fête.

Raul Ruidiaz est loin d’être un titulaire indiscutable. Il ne sera peut-être pas aligné d’entrée par Ricardo Gareca. En effet, il devrait se partager le temps de jeu avec notamment les vétérans et non moins expérimentés Guerrero et Farfan. Alors que ses compères comptent 35 et 34 printemps, le joueur de 28 ans amène un vent de fraîcheur dans cette attaque péruvienne.

Ruidiaz

Celui qu’on surnomme « la Pulga » s’est fait un nom aux Amériques. D’abord dans son pays natal avec Universitario de Deportes où il terminera meilleur buteur. Puis au Mexique où il inscrit 20 buts par saison. Le natif de Lima y sera élu meilleur joueur et meilleur attaquant du championnat, devant un certain André-Pierre Gignac. Depuis juin 2018 il évolue en MLS, à Seattle. Là aussi, l’adaptation sera éclaire avec 10 buts en 14 matchs la saison dernière et déjà 6 en 10 rencontres cette année.

En sélection, Raul Ruidiaz est notamment connu pour avoir éliminé le Brésil en 2016 d’un but… de la main ! Ces derniers mois, l’attaquant a profité de la suspension de Paolo Guerrero pour avoir plus de temps de jeu. Pour l’heure, son bilan avec la Blanquirroja reste famélique (4 petits buts en 38 apparitions). Voilà d’ailleurs plus d’un an qu’il n’a plus marqué en sélection ! Pourtant Ricardo Gareca en est fan et a été séduit par ses dernières sorties. Celui qui rêve de jouer en Europe doit maintenant rendre la confiance accordée par son sélectionneur.

 

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