Toulouse : Les joueurs et le président crient au scandale

Panoramic
Du côté de Toulouse, personne ne digère la décision de l'EPCR. Qu'il s'agisse du président Didier Lacroix ou des joueurs de l'équipe, tous se sont élevés publiquement pour crier au scandale après que l'instance à annulé le match de Toulouse face à Cardiff, prévu samedi en Champions Cup, et donné match perdu 28-0 sur tapis vert aux champions d'Europe face aux Gallois. "Nous, pour le match de Cardiff, nous pouvions présenter une équipe. Qui plus est compétitive. Nous avions anticipé, nous avions fait preuve de rigueur. Ce que je trouve incroyable et scandaleux, c'est que l'EPCR n'applique pas les règles qui nous ont été transmises (...) L'EPCR nous dit que l'équipe qu'on présente, malgré nos tests négatifs, peut présenter un risque de transmission du virus. À qui profite le crime ? Jusqu'où on va aller ? On atteint des sommets dans l'irrespect", a pesté devant la presse l'homme fort des Rouge et Noir, qui entend tout mettre en œuvre pour obtenir justice et estime qu'une qualification des tenants du titre pour les huitièmes de finale relèverait presque du miracle désormais.

"L'injustice est à la hauteur de notre frustration"

 


Chez les joueurs, la colère est aussi grande, au point pour Antoine Dupont et ses coéquipiers de publier un communiqué rédigé communément sur le site du club et signé par tous les membres de l'effectif. "Nous ne pouvons ni entendre, ni comprendre cette décision qui nous accable et pour cause. Nous avons respecté à la lettre le règlement de l’EPCR, et nous en avons même fait d’avantage. Nous avons multiplié les tests PCR et antigéniques, nous avons séparé nos vestiaires, nous avons accepté d’annuler des entraînements et renforcé nos normes sanitaires pour jouer (...) Nous apprenons aujourd’hui que l’EPCR se moque des règles et nous condamne à une défaite sur tapis vert sans raison valable et recevable. L’injustice qui nous habite est à la hauteur de notre frustration. Nous sommes accablés de ne pas pouvoir jouer, défendre notre titre et porter nos couleurs, devant notre public (...) Aujourd’hui, nous ressentons de la colère." Et les Toulousains ne sont probablement pas près de décolérer.

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