Champions Cup : Toulouse se passe de Ramos

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Parce que les doublures Ahki, Bézy ou Tauzin, pour ne citer que ceux-là, non seulement n'ont pas démérité, mais sont même parvenues à faire oublier les internationaux durant le dernier Tournoi des 6 Nations en préservant l'invincibilité en Top 14 (14 matches sans défaite), Ugo Mola et son staff se préparaient de sacrés dilemmes à l'occasion du premier match couperet de la saison pour le Stade Toulousain, opposé dimanche, sur la pelouse de Paris La Défense Arena (16h15 - beIN SPORTS 3), au Racing 92. 

Un quart de finale de Champions Cup pour lequel l'entraîneur en chef et ses adjoints ont finalement choisi de réintégrer dans leur grande majorité les Antoine Dupont, Romain Ntamack, Maxime Médard et autre Yoann Huget, tous titulaires au coup d'envoi. Seul manque à l'appel, et ce n'est pas rien, le buteur maison Thomas Ramos, invité à prendre place sur le banc. Pour permettre notamment à l'indispensable Cheslin Kolbe (41 défenseurs battus cette saison dans la compétition, un record) d'officier à un poste d'arrière, où le Springbok excelle depuis maintenant de longues semaines. Et c’est à Zack Holmes que reviendra la responsabilité de buter.  

"Une enceinte artificielle" 

Devant, Joe Tekori, endeuillé par le décès de sa mère la semaine dernière et rentré au pays, sera suppléé par l'Australien Richie Arnold, très avantageuse recrue de la saison.


"On sait tous que ce sont des matches particuliers dans une ambiance particulière", a commenté Mola cette semaine en conférence de presse, lorsqu’il a fallu évoquer le cadre spécifique de l’Arena et son terrain synthétique. Si propice au spectacle avec ses 7,4 essais inscrits par match depuis le début de la saison (*). "On s'attend à tout, de manière artificielle, parce qu’on est dans une enceinte artificielle, donc il faut s’adapter à ça. Le seul truc, c’est que ce jour-là, il ne faut pas avoir un rugby artificiel." Face à un adversaire, qui a su faire évoluer son registre d’un jeu monolithique vers un jeu plus ouvert et enlevé, ce quart de finale pourrait tourner à l’orgie offensive…

"Vous avez une équipe (le Racing 92) qui a construit son effectif en fonction de son terrain et de sa salle depuis maintenant deux saisons, et l’avait même anticipé depuis trois. C’est clair qu’on fait un bon début de saison, avec une série qui compte, mais on sait très bien qu’on est à la croisée des chemins : notre groupe est en progression, le leur est un groupe établi pour gagner la Coupe d’Europe", dont les Racingmen ont su atteindre la finale par deux fois lors des trois dernières éditions (2016, 2018), tout en glanant au passage un Brennus (2016). "Notre jeune génération a besoin de s’éprouver et dans tous les cas ce ne sera pas du temps de perdu…" Mola et ses jeunes joueurs auront, c'est entendu, tout à gagner dimanche. 

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(*) Le Racing 92 a déjà perdu à 3 reprises en Top 14 sur sa pelouse contre Clermont (17-40), Lyon (13-19) et… Toulouse (29-34). C’était le 17 février dernier.