Les Bleues visent le doublé

A dix mois des Jeux de Tokyo, les handballeuses tricolores, déjà qualifiés pour cette olympiade nippone, sont au Japon pour essayer de conserver leur couronne mondiale, deux ans après leur titre gagné en Allemagne. Et alors que les joueuses d’Olivier Krumbholz ont également été sacrées championnes d’Europe l’an dernier à domicile, elles ont bien conscience d’être désormais "l’équipe à abattre".

"Il n’y a pas la pression des JO mais il y a la pression de défendre ce titre, et surtout de faire honneur à notre maillot. Cela va nous servir de préparation pour les Jeux. On a un standing maintenant, et on se doit de le défendre" a ainsi confié Allison Pineau à 20minutes. Retournée en début de saison à Issy-les-Moulineaux, le club de ses débuts renommé l’an dernier "Paris 92", la demi-centre de 30 ans fait partie des historiques de ce groupe tricolore avec, notamment, Alexandra Lacrabère. La capitaine Siraba Dembélé, qui attend un enfant, n’en sera en revanche pas, et a été remplacée par Chloé Bouquet.

Krumbholz : "La formule est très dure"

"Il va falloir se dispatcher les responsabilités entre les anciennes par rapport à l’impact qu’elle avait sur le groupe. C’est sûr que ça fait un vide. Ça fait bizarre parce que ça sera une des premières compétitions sans elle", avoue encore Pineau. Egalement présente en 2017, Cléopâtre Darleux, pour la même, et heureuse, raison que Dembélé, n’est pas non plus au Japon, tout comme Laura Glaser, touchée au genou gauche. Et c’est donc Catherine Gabriel qui sera la deuxième gardienne, derrière Amandine Leynaud.

Des Bleues un peu moins expérimentées donc, mais qui ont débarqué sur l’archipel "en pleine confiance", assure leur sélectionneur. "N'oublions que nos adversaires seront pleines d'agressivité car elles ne sont pas encore qualifiées pour Tokyo", poursuit Krumbholz, qui n’est pas un grand fan de la nouvelle formule de la compétition, avec un tour préliminaire, puis un tour principal dont les deux premières équipes de chaque groupe seront qualifiées pour le dernier carré.

"La formule est très dure, puisque trois équipes seront qualifiées et que nous sommes tombés dans une poule terrible. Ça va être compliqué pour tout le monde, mais on va essayer de prendre les matchs un par un. Essayons de battre la Corée du Sud d'entrée pour nous mettre d'entrée dans le bon rythme", confiait-il à HandNews. Après les Coréennes samedi, ses joueuses seront ensuite opposées au Brésil, à l’Australie, à l’Allemagne et au Danemark, toujours à Kumamoto ou dans ses environs. Ou se déroulera également la finale, le 15 décembre.

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