Mondial 2021 (F) : Les principales déclarations tricolores à l’issue de la finale



Olivier Krumbholz (sélectionneur de l’équipe de France, au micro de beIN SPORTS)

« Il y a deux périodes. Il y a une période pendant laquelle l’équipe de France est très bonne et qui, malheureusement, gâche beaucoup de choses en fin de première mi-temps. Pour moi, le tournant du match est cette fin de première période. On perd des ballons bêtement, on prend un mauvais changement mais eux-aussi en prennent un. On n’a pas su exploiter ce surnombre à ce moment-là. Eux reviennent très fort en deuxième mi-temps. Il y a eu beaucoup de tirs ratés, beaucoup plus qu’elles. Elles avaient la puissance pour elles en deuxième mi-temps, la continuité. On a clairement fait une mauvaise deuxième mi-temps mais elles en ont fait une très bonne. Elles nous ont surpassé dans tous les domaines dans cette deuxième mi-temps. Je n’ai pas eu l’impression que les filles étaient sorties du match. On commence la mi-temps en sous-nombre et on prend des buts. C’est surtout ça qui nous a touché au moral, elles sont revenues très, très vite puis la dynamique, la qualité de jeu et la vitesse d’exécution étaient de leur côté. Il y a eu une gardienne de but qu’on n’a pas su déborder. La messe est dite. La France reviendra plus forte. C’est aussi une bonne leçon pour les jeunes joueuses. Elles ont fait leur première finale et, pour certaines, c’était difficile. Il y a eu un peu de fatigue pour les anciennes. Je crois qu’il faut savoir reconnaître qu’on est vaincu par un bel adversaire, qui a été bien meilleur que nous. Le regret que j’ai, c’est qu’on déraille en fin de première mi-temps alors qu’on aurait pu avoir un score encore plus large et les faire douter. C’est difficile à manager, il y avait pas beaucoup d’arrières qui étaient bien dans le coup. Dans ce cas, on fait tourner, on essaye un peu tout le monde et ça n’a pas fonctionné. »

Allison Pineau (demi-centre de l’équipe de France, au micro de beIN SPORTS)

« Pour l’instant, c’est difficile de savourer après cette deuxième mi-temps. On peut être très fières. On est arrivées sur cette finale en n’ayant perdu aucun match. On a eu que des victoires, la Norvège a eu un match nul. C’est vraiment dommage qu’on n’ait pas pu faire face en deuxième mi-temps et qu’on n’ait pas su relever la tête quand on a été impactées. On a pris un 6-2 en un peu plus de six minutes, c’est ce qui a fait la différence. Quand elles ont commencé à partir, on n’a pas su stopper l’hémorragie. Silje Solberg a fait des arrêts pour nous empêcher de revenir dans le match. On n’a marque que six buts en deuxième mi-temps, ça veut dire ce que ça veut dire, on n’a pas existé. J’ai des regrets qu’on n’ait pas su réagir un peu plus tôt. Je pense qu’on a perdu le fil à un moment donné. Ce que je ne regrette pas, c’est qu’on aura tout donné, tout essayé, On y a cru jusqu’au bout. A un moment, tu sens bien que le match a changé de sens et c’est fini. C’est le jeu, il n’y a rien à dire. »

Laura Flippes (arrière droite de l’équipe de France, au micro de beIN SPORTS)

« Je suis triste, très déçue de la défaite. On a pourtant fait une très bonne première mi-temps et je ne nous reconnait pas en deuxième, c’est assez difficile. Il y a forcément de la fatigue mais il y en a aussi du côté des Norvégiennes. Je ne pense pas que ça soit la raison de la défaite. J’espère qu’on les aura bientôt et qu’on repartira sur la prochaine compétition avec une plus belle médaille. »

Méline Nocandy (demi-centre de l’équipe de France, au micro de beIN SPORTS)

« Il y a beaucoup de déception et, surtout, de frustration parce qu’on sort une première mi-temps extraordinaire et on revient en étant méconnaissable. On perd beaucoup de ballon et on prend beaucoup de contre-attaques. Je suis forcément déçue mais on peut être fières de notre parcours. On a sorti des gros matchs, on est revenu de loin contre le Danemark. On a fait l’inverse du match face aux Danoises. On ne s’est pas encore parlées mais on va le faire après. On a essayé d’analyser pourquoi on était revenues de la mi-temps comme ça. On sait qu’on a fait une très bonne première période mais un match de handball, c’est une heure, surtout contre une équipe comme ça. On a quand même beaucoup d fierté par rapport à notre parcours. »

Laura Glauser (gardienne de but de l’équipe de France, au micro de beIN SPORTS)

« C’est difficile car je pense qu’on avait les clés en main sur la première mi-temps. Je pense qu’on s’est fait avoir sur la deuxième et c’est pour ça que c’est d’autant plus dur. Je ne sais pas s’il s’est passé quelque chose à la mi-temps. Je pense que c’est plutôt un changement d’attitude de la Norvège en attaque comme en défense. Elles nous ont prises de court par rapport aux engagements rapides, aux montées de balle. Elles ont été plus agressives en défense. »

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