Le beau Challenge de Toulon

Six victoires. Personne n’a fait mieux cette saison en Challenge Cup que Toulon, qui n’a donc pas galvaudé ses retrouvailles avec le deuxième échelon européen après sept années consécutives de Champions Cup. Il faut dire que les deux dernières participations des Varois avaient été assez remarquables : deux finales en 2010 et 2012. Mais le grand chelem en poule n’assure évidemment pas la victoire finale, au contraire, avec seulement deux vainqueurs dans ce cas depuis dix ans, sur un total de quatorze cartons pleins en groupe (soit 14% de réussite).


Cependant, le dernier exemple est sans doute le meilleur : la saison passée, Clermont a soulevé le trophée en gagnant ses neuf matchs consécutivement. La Challenge Cup a symbolisé le merveilleux passage de Toulon, neuf victoires et un nul en y intégrant le Top 14, de mi-novembre à mi-janvier. C’est un peu moins bien depuis (et c’était surtout beaucoup moins bien avant), mais les hommes de Patrice Collazo ont incontestablement su profiter de l’Europe pour réenclencher la dynamique, restant de fiers quatrièmes en championnat.

La formule est ainsi faite que le RCT est censé retrouver les Scarlets, déjà battus en poule (ainsi que les London Irish et Bayonne), en quarts de finale. « Il faudra se préparer pour mettre le réveil dès les premières minutes, prévenait Collazo en janvier, après l’ultime carton contre Bayonne (50-6). Ils ont de nombreux internationaux, ce sera une belle opposition. C’est un gros tirage. » L’ancien manager rochelais prévenait aussi qu’il y avait le temps de voir venir, et il ne pensait malheureusement pas si bien dire… Si Toulon a le bonheur de pouvoir jouer et gagner son quart, il disputerait aussi sa demie à domicile. Les triples champions d’Europe (2013, 2014, 2015), en cinq demi-finales continentales de 2010 à 2015 – dont deux en Challenge Cup – se sont toujours qualifiés pour la finale.

>