Pourquoi la Bundesliga plaît tant aux Français

Panoramic

Si Michaël Cuisance a rejoint à l’intersaison l’Olympique de Marseille en provenance du Bayern Munich, le milieu de terrain phocéen fait figure d’exception. Car depuis plusieurs années, la tendance voit plutôt les joueurs français s’exiler massivement en Bundesliga, qui compte aujourd’hui pas moins de trente représentants tricolores.

Ce qui en fait le deuxième pays étranger le plus représenté derrière l’Autriche (31). Cette saison, six nouveaux Français ont débarqué de l’autre côté du Rhin : Bouna Sarr et Tanguy Kouassi (Bayern Munich), Lucas Tousart et Mattéo Guendouzi (Hertha Berlin), Baptiste Santamaria (Fribourg) et Maxence Lacroix (Wolfsbourg).

Et un an plus tôt, ils étaient cinq à rejoindre le championnat allemand, dont Marcus Thuram, auteur de dix buts avec le Borussia Mönchengladbach pour sa première saison et qui vient de connaître ses deux premières sélections avec l’équipe de France, où il faisait partie des cinq joueurs de Bundesliga retenus (avec les Munichois Hernandez, Pavard, Tolisso et Coman).

 

Thuram : "L’impression que les joueurs sont fous"

L’an dernier, celui qui s’est aussi vite adapté chez les Bleus qu’en Bundesliga décrivait les spécificités de ce championnat "où on a l’impression que les joueurs sont fous sur le terrain", confiait-il à Bundesliga.com. "De la première à la dernière minute, ils n’arrêtent pas de courir partout. Partout ! Ils ne s’arrêtent pas de courir, de presser et de presser encore. En France, parfois les équipes se jaugent pendant les 15, 20 premières minutes. Ici, dès que le match commence, c’est parti."

"Que tu joues contre Dortmund ou Paderborn, tous les matchs sont difficiles."

Une spécificité confirmée par Jonathan Schmid (Fribourg), le Français le plus ancien du championnat allemand, où il a débuté en janvier 2011. "C'est un championnat très dur physiquement, souligne l’Alsacien dans France Football. Même les attaquants font des efforts défensifs, des courses, des sprints. Des choses qu'on ne verra jamais en France. C'est ce qui fait que le Championnat allemand est très compliqué. Que tu joues contre Dortmund ou Paderborn, tous les matchs sont difficiles."

 Tous les buts de Thuram en Bundesliga :

Nkunku : "Toutes les équipes essayent de jouer"


Comme Kouassi, mais aussi Kingsley Coman (Bayern Munich), Dan-Axel Zagadou (Borussia Dortmund), Mamadou Doucouré (Borussia Mönchengladbach) ou encore Moussa Diaby (Bayer Leverkusen), Christopher Nkunku fait lui partie de ces nombreux joueurs formés au PSG à évoluer en Allemagne, où le jeune milieu de terrain s’est totalement épanoui, terminant troisième meilleur passeur la saison dernière. Et il apprécie également ce championnat "plus intense. Ça va des deux côtés sans arrêt. C'est aussi plus ouvert, toutes les équipes essayent de jouer. Au PSG, on avait l'habitude d'affronter des équipes qui étaient en permanence regroupées dans leur moitié de terrain. Ici, tout le monde cherche à gagner le match, même les petites équipes. Ça me plait. Quand tu joues au milieu comme moi, c'est plus agréable. Tu as plus d'espaces et tu prends plus de plaisir à jouer au foot." Un plaisir que partagent donc de plus en plus de joueurs français.

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