Koziello : « Je ne regrette rien »

Reuters

Vincent Koziello, Cologne est de retour en Bundesliga un an après sa descente. Est-ce un soulagement pour vous ou simplement le sentiment du devoir accompli ?

C’est forcément un soulagement car ce n’est jamais facile d’assurer une remontée. On a pu voir cette saison qu’un club comme Hambourg, une formation historique en Allemagne, n’a pas réussi à remonter en Bundesliga. L’objectif du club après la descente de l’an dernier était de parvenir à revenir tout de suite dans l’élite et c’est ce qu’on a réussi à faire. On sent ici que Cologne est un club qui compte.

Votre saison (14 matchs) a été compliquée pour vous avec deux blessures (luxation de l'épaule et ligaments du genou), à une période où vous aviez du temps de jeu. Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

Je me sens très bien. C’est vrai que ces deux blessures sont intervenues presque coup sur coup, à un moment de la saison où je jouais. Je n’avais jamais connu de blessures dans ma carrière de footballeur ! J’ai été un peu déçu de ne pas pouvoir aider plus l’équipe dans ses objectifs. Le point positif, c’est que je suis revenu sur les terrains rapidement et même en avance sur les prédictions du staff médical.

Votre intégration est-elle complète un an et demi après votre arrivée en Allemagne ?

La barrière de la langue existe encore un peu mais je m’améliore. Je peux tenir des conversations en allemand maintenant. L’environnement me plaît, Cologne est une belle ville et l’atmosphère est plaisante ici, on ressent une vraie ouverture d’esprit chez les gens.

Comment jugez-vous le niveau de la seconde division allemande ?

C’est un championnat assez difficile. On joue dans des stades pleins, parfois avec 50 000 supporters ! On a dû se frotter cette saison à des équipes avec des blocs défensifs très bien organisés, sur des pelouses où nous étions forcément attendus en tant que leader du classement. Ça n’a pas toujours été simple ! On a d’ailleurs pu le constater hier avec la rencontre de barrage de Stuttgart, qui a fait match nul à domicile (2-2) contre l’Union Berlin, troisième de Bundesliga 2.

Le FC Cologne a limogé son coach il y a un mois, Markus Anfang, alors que vous étiez leaders de Bundesliga 2. Comment as-tu vécu cette décision ?

J’ai été assez surpris même si je suis convaincu que le club a fait ce qu’il pensait le mieux pour l’équipe. On a eu un coach intérimaire et le nouvel entraineur (Achim Beierlorzer) vient d’être nommé. On aura certainement une discussion avec lui à la reprise, pas avant, et cela donnera le ton pour la suite. J’ai peu joué malheureusement cette saison mais je vais tout faire pour gagner ma place avec le nouveau coach aux entraînements. Je ne connais aucun entraîneur qui ne donne pas sa chance à un joueur qui casse tout sur le terrain…

En 2016, votre nom circule dans plusieurs clubs européens. Comment expliquez-vous ce choix de rejoindre Cologne en janvier 2018 ?

Au moment de signer, Cologne était en position de relégable mais le club avait déjà un projet ambitieux pour remonter en Bundesliga. J’ai été convaincu par ce discours, avec l’idée que nous ne jouerions très vite de nouveau en première division. Aujourd’hui, je ne regrette rien.

Pourriez-vous tout de même être tenté par un départ en cas de propositions intéressantes ?

Je vais faire une réponse très bateau : je n’ai aucune idée de ce qu’il peut se passer. Dans le football, on ne sait jamais. Mais je veux vraiment rester ici, disputer cette saison à venir avec Cologne et me frotter aux formations de Bundesliga. C’est pour cela que j’ai signé. C’est en quelque sorte une remise à zéro maintenant et j’ai hâte d’aider le club.

A 23 ans, vous êtes encore très jeune. Où situez-vous votre axe de progression ?

J’aimerais vraiment être plus décisif sur le terrain, que ce soit sur la dernière passe ou pour marquer des buts. Je dois devenir plus « tueur » dans la surface.