A Schalke, on n'arrête plus de creuser

Quand Schalke recevait le Borussia Mönchengladbach en janvier dernier, les deux équipes se battaient pour une place en Ligue des Champions. Depuis, le club de Gelsenkirchen est tombé aussi bas que les Poulains ont assumé leur nouveau statut sur la scène continentale. Ce match joué le 17 janvier coïncide avec la dernière victoire des Mineurs en Bundesliga (2-0). Depuis cette rencontre, ils n'ont pas réussi à sortir d'un tunnel de 24 matchs sans l'emporter. Cette terrible série envoie logiquement les Königsblauen dans les abysses du classement.

Depuis la reprise, les hommes de Manuel Baum ont la pire défense et la moins bonne attaque du championnat d'Allemagne. En résumé, ils sont au fond du trou. Après une relégation évitée in-extremis l'an passé, le maintien semble cette fois bien compromis. Dans le jeu comme dans l'état d'esprit, les joueurs de Schalke n'y sont plus. Cette semaine, Vedad Ibisevic a été renvoyé alors qu'Amine Harit et Nabil Bentaleb ont été écartés du groupe professionnel. Dans un effectif qui est déjà privé de Salif Sané et Bastian Oczipka, l'ambiance n'a pas cessé de se tendre depuis le revers concédé face à Wolfsburg la semaine passée (0-2).

Economiquement, Schalke n'est pas serein

La situation est vraiment très compliquée pour Manuel Baum. L'entraîneur a succédé à David Wagner durant l'été sans être capable de stopper la chute sportive d'un monument du football allemand. L'équipe basée à Gelsenkirchen s'enfonce inexorablement dans un puits sans fond. Le club aux sept titres évolue en Bundesliga depuis 30 ans mais cette fois, tout pourrait s'effondrer. Cette longévité n'apporte plus les fondations économiques nécessaires à son développement.

A cause de l'impact financier de la pandémie de Covid-19, l'avenir de Schalke est de plus en plus sombre. Une saison terminée à l'une des deux dernières places du classement de Bundesliga aurait des airs de coup de grisou. Et des conséquences potentiellement fatales.


A Schalke, le gisement est épuisé

Dans l'institution qui a révélé Leroy Sané, Julian Draxler ou Manuel Neuer, le centre de formation n'arrive plus à sortir autant de pépites. En plus de ce gisement épuisé, la gestion du club est critiquée depuis plusieurs saisons. La semaine passée, il y avait des banderoles hostiles à la direction dans les tribunes d'une Veltins-Arena pourtant vide de spectateurs. A tous les niveaux, il y a de l'eau dans le gaz.

Depuis sa nomination à la tête du conseil de surveillance de Schalke, Jens Buchta tente de souder et de rassurer. En vain. Aujourd'hui, il en est presque arrivé à supplier ses joueurs d'éviter la relégation. « Le conseil de surveillance attend désormais de l'ensemble du groupe professionnel qu'il fasse tout pour atteindre, d'ici la fin de l'année civile, une position qui nous donne l'opportunité de rester en Bundesliga. » Cette requête met la pression sur les joueurs de Schalke avant le match prévu ce samedi contre Mönchengladbach. Il n'est plus question de qualification européenne mais tout simplement de survie.