A Berlin, la guerre des drapeaux avant le derby

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Ils auraient dû être 75 000 à l’Olympiastadion vendredi, pour le troisième affrontement dans l’histoire de la Bundesliga entre le Hertha et l’Union Berlin. Sauf que, comme en mai, lors de large victoire du Hertha (4-0), les tribunes du mythique stade de la capitale allemande resteront désespérément vides, en raison de la situation sanitaire. Qu’à cela ne tienne ! Pour faire monter "la fièvre du derby", comme l’a ensuite expliqué Marcus Jung, directeur de la communication du Hertha, 60 000 drapeaux de son club ont été disposés dans la ville dans la nuit de lundi à mardi !  


Des sanctions pour les drapeaux ?


Mais l’initiative, illégale, n’a pas été du goût des autorités locales, qui ont menacé le Hertha de sanctions. Dès le lendemain matin, les agents de la ville étaient occupés à retirer ces drapeaux censés être agités devant leurs téléviseurs par les supporters vendredi soir. "Nous sommes responsables et retireront les drapeaux, s’il en reste, a juré Jung. Et nous sommes en contact avec les autorités. (...) Plus de 95% des réactions que nous avons eues étaient positives. C'est ce qui est important pour nous. Nous avons réussi à apporter un peu de joie à de nombreux fans du Hertha pendant cette période difficile. Et c'est exactement ce que nous voulions."

Fischer vise toujours le maintien

Les supporters du Hertha ont effectivement besoin de réconfort alors que leurs protégés, qui n’ont pas gagné le moindre match à domicile, pointent au treizième rang du classement, avec 5 défaites en 9 matchs. Et ce malgré les 374 millions d’euros investis dans le club depuis juin 2019. Au même moment, l’Union accédait pour la première fois de son histoire à la Bundesliga. Un club à part fondé en 1966 à Berlin-Est, et qui a toujours cultivé sa différence. Et après avoir terminé cette saison inaugurale dans l’élite à la 11e place, il réalise un excellent début de saison, n’a plus perdu depuis la première journée et peut se hisser sur le podium en cas de succès chez son voisin. "C’est un match spécial, qui peut nous permettre de nous rapprocher de notre but", a annoncé son entraîneur Urs Fischer, qui n’a, officiellement, qu’un objectif avoué : le maintien. Mais cela pourrait vite changer…

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