FFB : La candidature à la présidence de Brahim Asloum officialisée

Dominique Nato ne sera pas seul dans la course. L’ancien entraîneur nation et Directeur Technique National de la boxe, candidat à la présidence de la Fédération Française de boxe (FFB) en vue des élections prévues en mars 2021, devra bien faire face à la concurrence d’un de ses anciens poulains. Lors d’un entretien accordé au quotidien L’Equipe, l’ancien champion olympique des poids mouche Brahim Asloum a confirmé son intention de briguer la succession d’André Martin, qui quittera ses fonctions à l’issue de son mandat et n’en sollicitera pas de nouveau. Une candidature qui a pour objectif de « rassurer et apaiser » mais également de « rassembler et rassurer » pour un ancien champion du monde des mi-mouches dont l’engagement n’est pas « à la légère ».

Asloum compte se consacrer uniquement à son mandat


Assurant mettre un terme à ses activités de promoteur dès la fin de l’année 2020, Brahim Asloum compte laisser au Comité Directeur de la FFB la décision de sa rémunération pour être un président à plein temps. Quant à son programme, s’il le « réserve aux acteurs du monde de la boxe » pour le moment, l’ancien boxeur assure vouloir « des territoires forts » qu’il présente comme « négligés depuis des années ». Brahim Asloum veut également « régler des choses qui auraient dû l'être depuis longtemps, comme l'arbitrage, le classement des boxeurs, son statut... créer un championnat des régions ». Remettre la boxe professionnelle dans le giron de la FFB est également un objectif pour l’ancien champion olympique. « On a 60 000 licenciés, mais on devrait être 100 000. On ne doit pas laisser de côté les clubs privés qui attirent les hommes d'affaires, assure celui qui a été professionnel entre 2001 et 2009. Revoir le fonctionnement de la boxe pro, qui est bancal, alors que c'est notre vitrine. Elle échappe à la FFB. »

La réputation de la FFB en jeu avec le MMA selon Asloum


De plus, s’il est élu président de la Fédération Française de boxe, Brahim Asloum sera en charge du délicat dossier du développement en France du MMA. La FFB a, en effet, obtenu du gouvernement la charge d’encadrer la discipline, longtemps clandestine, dans l’Hexagone. Et pour l’ancien boxeur, c’est un enjeu crucial du mandat du futur président de la fédération. « On y joue notre réputation. Il faut montrer que la boxe est capable d'aider son cousin à grandir, ajoute l’ancien vice-président de la FFB. En les aidant à se développer, on va se rendre compte qu'il y a chez nous des choses qui ne sont plus d'actualité, qu'il faut dépoussiérer. La force du MMA, c'est d'être dirigé aux États-Unis par des gens modernes. » Opposé dans la course à la présidence à son ancien mentor Dominique Nato, Brahim Asloum assure avoir « beaucoup de respect pour lui » et avoir son appui pour prendre les commandes de la boxe en France. « Je lui ai demandé de réfléchir, car on n'a pas le droit de se chamailler, de gâcher la relation que nous avons eue aux Jeux de Sydney, ajoute ce dernier. Il a consacré toute sa vie à la boxe, il a occupé toutes les grosses fonctions, et j'ai besoin d'une personne comme lui, mais pas à la présidence. » Est-ce que le duel annoncé aura bien lieu, Dominique Nato a désormais les cartes en main.