Betclic Elite : Dernier défi en France pour Wembanyama !

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Lors de la journée des médias de la Ligue nationale de basket (LNB) à Paris, l'intérieur de 18 ans à la taille impressionnante (2,21 m et une envergure de 2,43 m) a expliqué les raisons qui l'ont poussé à quitter Villeurbanne deux ans avant le terme de son contrat. "Les Metropolitans me proposaient un environnement agréable, protecteur, où je peux être totalement concentré sur le basket et mon développement, a-t-il justifié mardi. C'est le choix d'une certaine sécurité et d'une assurance avant le grand saut", a détaillé le jeune homme né en région parisienne.

Durant cette rentrée médiatique de la LNB, ce n'est pas Nando de Colo, de retour en France cette saison, ni Élie Okobo, tout juste médaillé d'argent européen avec les Bleus, qui ont pris toute la lumière, mais bien Wembanyama, dont le potentiel suscite d'énormes attentes, en France et outre-Atlantique. Très mobile et agile, il est également capable de tirer à mi-distance et à trois points, mais aussi d'utiliser ses longs segments pour protéger sa raquette des attaques adverses. Plus grand que le pivot de l'équipe de France Rudy Gobert (2,16 m), capable d'occuper les postes 4 et 5, il est l'une des plus belles promesses du basket-ball mondial depuis la Coupe du monde 2021 des moins de 19 ans, où seuls les Américains avaient pu stopper ses Bleus en finale (83-81).

Enfin au cœur d'un projet

Les Mets 92, basés à Levallois-Perret, offrent à Wembanyama la possibilité d'avoir une équipe centrée autour de lui, après plusieurs saisons à jouer une partition mineure. "Dans le basket français, c'est dur de responsabiliser les jeunes tout simplement parce que contrairement aux États-Unis, on est souvent surclassés ici, en tout cas je n'ai presque jamais joué dans ma catégorie d'âge", a-t-il souligné. "Dans ma vie j'ai rarement eu l'occasion d'avoir des collectifs plus ou moins orientés autour de moi. Quand j'étais en U15, je jouais en U18, quand j'étais en U16 je jouais en Espoirs, donc c'était toujours un challenge contre des joueurs plus vieux, et c'était un challenge pour s'intégrer à une équipe", a-t-il poursuivi.

En Île-de-France, qu'il retrouve après une formation au Chesnay (Yvelines) et des débuts professionnels à Nanterre en 2019, l'intérieur évoluera sous les ordres de Vincent Collet, également sélectionneur des Bleus. "C'était très important dans mon choix, a-t-il affirmé. Tout le monde sait que c'est sûrement le plus grand coach français, donc c'est quelqu'un en qui j'ai 100% confiance niveau basket, tactique, et quelqu'un d'ambitieux qui respecte mon projet, avec qui je me sens de passer une année sereine avant la draft." En rejoignant Collet, Wembanyama se rapproche de l'équipe de France, à deux ans des Jeux olympiques de Paris, après avoir dû renoncer à l'Euro-2022 à cause d'une blessure. "J'ai suivi assidûment les résultats de l'équipe de France (...) C'était frustrant parfois parce que je sais que j'aurais peut-être pu apporter ma pierre à l'édifice. Mais (...) je sais qu'il y aura de belles performances, de beaux titres obtenus avec cette équipe." 

Gare aux blessures

Pour atteindre tous ses objectifs, Wembanyama devra cependant balayer les interrogations concernant son physique après une "saison galère", selon les mots de l'entraîneur de l'Asvel TJ Parker. "Je crois qu'il n'a pas fait trois mois consécutifs dans la saison (à cause de plusieurs blessures, ndlr). Donc c'était difficile de lui donner un rôle", a déploré son ancien entraîneur mardi. Des pépins physiques pourraient-ils empêcher l'ascension de l'intérieur longiligne vers la Ligue nord-américaine de basket, réputée pour héberger des phénomènes athlétiques ? "Je n'ai eu aucune blessure grave et tout le monde sait qu'en NBA l'accompagnement est le meilleur, à des années lumières d'ici. Donc pour moi il n'y a aucune raison de s'inquiéter", répond l'intéressé. Vendredi à Gravelines (20h00), le phénomène Wembanyama lancera sa saison, qu'il imagine être sa dernière en France avant son rêve américain.


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