NBA : Les Raptors pour griffer plus fort

Reuters

Contexte et attentes

Dans l’Ontario, on a vécu deux saisons en une. La première, jusqu’au All-Star Game, a été rayonnante avec une formation canadienne sûre de sa force, au style de jeu débridé et un Kyle Lowry époustouflant de maîtrise et néo All Star. Même la blessure de DeMar DeRozan n’a pas perturbé la marche en avant de l’équipe, troisième de la Conférence Est à mi-saison. La suite fut moins glorieuse. Un effectif à bout de souffle, un Lowry trop esseulé et sur les rotules, une défense plus lâche et c’est tout l’édifice qui s’est effondré au premier tour des Playoffs, balayé par Washington malgré l’avantage du terrain (4-0).

Un camouflet pour la franchise, qui a payé contre les Wizards ses travers défensifs (7ème défense des huit qualifiés en PO à l’Est) et son fond de jeu trop prévisible (pire moyenne de passes décisives des huit premiers à l’Est). Pour redresser la barre, Toronto a débauché l’ailier DeMarre Carroll, révélation défensive d’Atlanta, ainsi que le meneur Cory Joseh (San Antonio Spurs), réputé pour son efficacité défensive et le dissuasif Bismack Biyombo (Charlotte Hornets), contreur émérite. Un recrutement axé sur la défense qui ne fera pas forcément oublier la perte de Lou Williams, meilleur sixième homme de l’année parti bronzer au soleil à Los Angeles ni celle d’Amir Johnson, nouveau joueur des Celtics.

La prolongation de Jonas Valanciunas pour quatre ans est aussi le signe que les dirigeants comptent plus que jamais sur le pivot lituanien, appelé à prendre plus de responsabilités offensives si les systèmes de son coach Dwane Casey le lui permettent. Même si cette saison encore, c’est bien le duo Lowry-DeRozan qui devra guider Toronto vers les demi-finales de Conférence.

Le joueur à suivre

Le meneur de 29 ans est à un tournant de sa carrière. Après une première participation au match des étoiles l’an dernier, l’ancien des Rockets n’a pas su tenir la distance. Pour faire encore mieux, il a donc pris des mesures drastiques et perdu plusieurs kilos pendant l’intersaison. Son premier pas supersonique devrait faire encore plus de ravages dans les défenses tout comme son activité aux quatre coins du parquet. Le natif de Philadelphie a souffert la saison passée de l’enchaînement des rencontres et c’est quand il a baissé de régime que les Raptors se sont écroulés. Baromètre de Toronto, sa régularité sera primordiale pour maintenir son équipe dans le haut du classement.

Le cinq de départ

Si Lowry sera à n’en pas douter le pion essentiel des futurs succès de Toronto, les spectateurs de l’Air Canada Center misent beaucoup sur son collègue du backcourt DeMare DeRozan. Une blessure à l’adducteur a contrarié la progression de l’arrière, All Star en 2014, et pour ce nouvel exercice, DeRozan, déjà adroit à mi-distance, a pour objectif de polir son jeu en améliorant son tir à 3-pts. Mais c’est avec DeMarre Carroll que le staff aspire à passer un cap. Le joueur de 29 ans a cartonné avec les Hawks, avec une adresse longue distance étonnante (39.5%) et a bénéficié d’un collectif parfaitement huilé en Géorgie. Un niveau qu’il devra confirmer dans une formation plus individualiste.

C’est au poste 4 que l’incertitude est la plus grande. Si Carroll est bien aligné à l’aile, c’est Patrick Patterson qui aurait la préférence de son coach. L’intérieur peut s’écarter et shooter de loin, dans un rôle de titulaire totalement nouveau pour lui puisque en cinq saisons NBA, il n’a démarré qu’à 65 reprises. Dwane Casey a aussi la possibilité de lancer Luis Scola. L’Argentin de 35 ans possède un profil différent, avec un jeu plus près du cercle qui risque d’être moins complémentaire avec Jonas Valanciunas. Le pivot lituanien (12 pts, 9 rbs à 57%) et ses mains bourrées de talent doit prendre plus d’épaisseur dans la peinture. Pour la variété des attaques des Raptors et la fluidité du collectif, c’est indispensable.

Dans la rotation, Terrence Ross va atterrir sur le banc avec le recrutement de Carroll et devenir le sixième homme de l’équipe. Un sacré challenge pour l’arrière qui n’a pas affiché une constance suffisante l’an passé mais qui est capable de prendre feu derrière la ligne à n’importe quel moment. Avec James Johnson et Cory Joseph, la rotation extérieure des Raptors est solide et dans le secteur intérieur, Scola et Biyombo apporte une vraie profondeur d’effectif à la franchise. On terminera en mentionnant la signature estivale d’Anthony Bennett, qui a l’opportunité de faire démarrer une carrière pour le moment bien décevante depuis sa draft en première position en 2013.

Notre verdict : 5ème de la Conférence Est

Toronto a largement modifié son roster cet été. Le groupe est plus complet et les dirigeants se sont attachés à combler les failles de l’effectif. Dans une division Atlantic sans grande opposition, les Raptors pourront enchaîner les victoires et grimper au classement. Mais plus que la saison régulière, c’est en Playoffs que les dinosaures seront scrutés de près. Une nouvelle élimination prématurée serait assurément de mauvais goût.

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