Un duel Nibali-Valverde sur le Giro ?

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Les têtes d'affiche

Succéder à son vieux rival Alberto Contador, c'est le rêve d'Alejandro Valverde. Vainqueur de la Vuelta en 2009, troisième du Tour de France l'an passé, le Murcian va découvrir le Tour d'Italie cette année, son grand objectif de la saison. Toujours au top à 35 ans, le leader de la Movistar a déjà remporté la Ruta del Sol, le Tour de Castille-et-Leon et la Flèche Wallonne en 2016. Avec son expérience et la qualité de son équipe, il a tout pour viser la victoire finale. Concernant Vincenzo Nibali, l'autre grand nom de ce Giro, il y a plus de doutes. Depuis sa victoire au Tour d'Oman en février, le requin de Messine s'est peu montré, se contentant d'apparitions pour le moins discrètes sur Liège-Bastogne-Liège (51e) et le Tour du Trentin (21e). Mais le Sicilien est un homme de grands tours qu'il a systématiquement terminés parmi les sept premiers du général depuis 2009, à l'exception de son exclusion sur la Vuelta l'an passé. Il faudra compter avec lui, et avec l'équipe Astana (Fuglsang, Kangert...).

Les outsiders

Son nom n'est peut-être pas encore très connu, mais c'est peut-être lui le favori de ce Giro, 99e du nom. Révélation de l'édition précédente, où il avait bousculé Alberto Contador et son coéquipier d'alors, Fabio Aru, Mikel Landa vole désormais de chez propres ailes au sein de l'équipe Sky. L'Espagnol, vainqueur de deux étapes l'an passé, a confirmé au Tour du Pays Basque (1 étape) et au Tour du Trentin (1 étape et le général) qu'il faudra le prendre très au sérieux. Dans un autre registre, Ilnur Zakarin (Katusha), vainqueur du Tour de Romandie l'an passé et quatrième cette année, tentera de faire mieux que sa 44e place de la saison passée, tandis que Domenico Pozzovivo (AG2R-La Mondiale), cinquième en 2014, est un candidat très sérieux pour le podium, tout comme Tom Dumoulin (Giant-Alpecin), qui s'est découvert de nouvelles ambitions lors de la Vuelta l'an passé. Il faudra également suivre les Colombiens Rigoberto Uran (Cannondale) et Esteban Chaves (Orica-GreenEdge) et le Polonais Rafal Majka (Tinkoff), discrets depuis le début de l'année, ainsi que l'expérimenté Ryder Hesjedal (Trek). 

Les sprinteurs

Le premier maillot rose devrait être pour un rouleur, le vainqueur du chrono d'Apeldoorn, aux Pays-Bas, où l'on attend un beau duel entre Dumoulin et Fabian Cancellara. Mais les sprinteurs auront également leur mot à dire avec pas moins de six ou sept occasions de s'exprimer. C'est l'objet de la venue de Marcel Kittel (Etixx-Quick Step), qui souhaite tirer un trait sur une année 2015 difficile, afin de préparer au mieux le Tour de France. L'Allemand aura face à lui Arnaud Démare (FDJ), le vainqueur de Milan-San Remo, qui rêve de faire une "Bouhanni", son ancien coéquipier, qui avait raflé trois étapes et le classement par points lors du Giro 2014. En arbitre, on attend les Italiens Sacha Modolo, Giacomo Nizzolo et Elia Viviani, ainsi que le prodige australien Caleb Ewan (Orica GreenEdge).

Les Français

Deux équipes françaises, seulement, seront au départ de cette 99e édition, les deux formations World Tour. Pour laisser le champ libre à Thibaut Pinot sur le Tour de France, la FDJ a donc choisi de miser sur Démare, qui aura pour objectif de ramener au moins une étape. Pour le général, Alexandre Geniez, 9e l'an passé, peut espérer un nouveau Top 10, mais il devra sans doute se débrouiller seul. Du côté d'AG2R-La Mondiale, Pozzovivo aura les honneurs du dossard n°1, et trouvera à ses côtés Jean-Christophe Peraud, qui a fait de ce Giro le dernier grand objectif de sa carrière. Avec ses baroudeurs (Kadri, Bonnafond...), la formation de Vincent Lavenu peut également viser une étape.


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