Herbert met à terre Nishikori

Reuters

S'il n'en reste qu'un, alors Pierre-Hugues sera celui-là ! L'Alsacien est l'inattendu dernier rescapé de la colonie tricolore engagée sur cette édition 2019 du Masters 1000 de Monte-Carlo. Et à quel prix - alors que Gilles Simon a lui été contraint au forfait ce mardi - puisque Herbert s'offre le 6e joueur mondial sur la terre battue du Rocher, un Kei Nishikori finaliste l'an passé et qui, incapable de convertir la moindre balle de break (0/10 !), s'incline en deux sets et 1h42 de jeu (7-5, 6-4). Face à un adversaire qui confirme, par cette meilleure performance en carrière (*), ses indéniables progrès en simple. Le complice de Nicolas Mahut en double rejoint en huitièmes de finale le Croate Borna Coric, tête de série n°9, vainqueur mardi d'un match marathon.

 

 

Cette victoire de prestige valide en effet la priorité accordée cette saison par Herbert à sa carrière individuelle. Et même si Nishikori posait son premier pied sur terre en 2019, la très belle facture de la performance de son vainqueur impose le respect. Il y avait eu à l’Open d’Australie les 12 balles de break non converties par Roger Federer contre Stefanos Tsitsipas, il y aura désormais les 10 opportunités ratées par la tête de série n°5… Qui aura mené 0-40 dans chacun des deux sets sur le service du Français. En vain.

"Un match référence"

Forcément, ça aide, mais tout le mérite d’Herbert, c’est d’avoir su serrer le jeu en permanence quand Nishikori se montrait trop gourmand: 25 fautes directes de part et d’autre, mais seulement 14 points gagnants pour le Japonais quand la prise de risque du Tricolore était récompensée (31 points gagnants), mais aussi 89% de points gagnés derrière sa première balle. "A Monte-Carlo, c’est sûr que c’est la plus belle (victoire)", tempérait le vainqueur dès sa sortie du court, au micro d’Eurosport. 

"En simple, c’est sûr que c’est peut-être un match référence"

"Dans ma carrière, il y a eu de très belles choses aussi en double, avec Nicolas (Mahut). En simple, c’est sûr que c’est peut-être un match référence, admettait-il. J’ai sauvé beaucoup de balles de break, je m’en suis bien sorti sur ce match. C’est génial, j’y ai cru jusqu’à la fin et j’ai su saisir ma chance sur la toute fin, en faisant de beaux points. (…) Ça fait un moment que je ressens ça, que je rejoue mieux ou que j’ai progressé en tout cas. On a fait un gros boulot avec Fabrice (Santoro) et avec Benjamin (Balleret) dans ce sens-là." Et pour l’instant, ça paye !

 

 

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(*) La meilleure performance d'Herbert avait été signée jusqu’à présent face à Dominic Thiem, n°8 mondial à l'époque et battu à deux reprises.