Fognini, la consécration

Reuters

Avec lui, on n'est jamais sûr de rien. Mais Fabio Fognini n'a pas gâché son exploit de la veille face à Rafael Nadal. L'Italien a inscrit son nom au palmarès du Masters 1000 de Monte-Carlo en dominant en finale Dusan Lajovic, en deux manches (6-3, 6-4), alors que le Serbe n'avait pas perdu un seul set de la semaine.

Cette finale, à l'affiche inattendue (c'était la première finale de Masters 1000 pour Fognini et la première finale tout court pour Lajovic), n'aura pas été le match de l'année, la faute au vent qui balaye le Rocher depuis quelques jours et qui explique sans doute le nombre de fautes directes, notamment côté serbe (36 fautes, pour 16 coups gagnants). Mais Fognini n'en reste pas moins un beau vainqueur, et pas seulement parce qu'il a infligé une petite correction samedi (6-4, 6-2) au meilleur joueur de l'histoire sur terre battue, 11 fois vainqueur à Monte-Carlo.

"Fogna" décroche une forme de consécration, devant ses nombreux supporters italiens venus en voisin, à l'issue d'une semaine un peu folle, à son image. Au 1er tour, alors qu'il était mené un set à zéro, il a sauvé cinq balles de 5-1 dans la deuxième manche avant de l'emporter contre Andrey Rublev. Et ensuite, l'Italien a accroché à son tableau de chasses les scalps de Zverev, Coric et donc Nadal, avant de dominer cet étonnant Lajovic. Grâce à ce neuvième titre, le huitième sur terre battue, le plus prestigieux, Fognini atteindra lundi la 12e place mondiale, le meilleur classement de sa carrière. Et on n'a pas de mal à l'imaginer aller encore un peu plus haut.