ATP : Djokovic rend visite à un gourou

Voilà une visite qui ne va pas manquer de faire parler. Déjà dans l'œil du cyclone après l’Adria Tour, une tournée exhibition dans les Balkans qu’il organisait mais a dû prématurément annuler après plusieurs cas de tests positifs au Covid-19, Novak Djokovic, lui-même infecté, est allé rendre visite avec ses parents au très controversé Semir Osmanagic, qui affirme que les pyramides de Bosnie sont d’origine humaine et même les plus anciennes pyramides édifiées par l’homme. Et si cette théorie est dénoncée par la communauté archéologique internationale, dont les études démontrent qu’elles sont complètement naturelles, cela n’a pas empêché Osmanagic de faire de ces pyramides, qu’on présente aux enfants bosniens comme faisant partie de leur patrimoine, une attraction touristique, où Djokovic s’est donc rendu ces derniers jours.

Il pense que l’eau réagit aux émotions... 


Dans un entretien avec la télévision bosniaque, le gourou jure même que ses pyramides ont des effets curatifs, notamment sur le coronavirus. Et que les ions négatifs, dont il affirme que la concentration est très élevée dans les pyramides de Bosnie, sont le plus grand ennemi du Covid-19... De quoi laisser sceptique, même si Djokovic est un adepte des théories alternatives. Dès le début du confinement, il n’avait d’ailleurs pas hésité à manifester son opposition à la vaccination"Je ne voudrais pas être forcé par quelqu’un à être vacciné afin d’être apte à voyager", expliquait-il ainsi. Le numéro un mondial a ensuite fait de nouveau polémique lorsqu’il a invité Chervin Jafarieh, sulfureux gourou du bien-être, dans un live Instagram, un réseau social où il est suivi par plus de 7 millions de fans. "Les scientifiques ont montré dans des expériences que les molécules dans l’eau réagissent à nos émotions, à ce que nous disons", avait notamment déclaré Djokovic. Cette visite très médiatique ne va donc pas redorer l’image du Serbe qui, après les nombreuses critiques dont il a fait l’objet suite au fiasco de l’Adria Tour, s’était dit victime d'une "chasse aux sorcières"...