La FFA entend mettre les moyens pour ne pas revivre l'échec de Tokyo

La Fédération Française d’athlétisme (FFA) compte briller lors de Paris 2024. Après des Jeux Olympiques de Tokyo marqués par un bilan famélique, une seule médaille d’argent pour Kevin Mayer sur le décathlon, André Giraud et ses équipes ont décidé de réagir. Un plan baptisé « Ambition 2024 » a été présenté ce mardi lors d’un conférence de presse et qui est issu d’une réflexion entre la FFA, la Région Ile-de-France et sur proposition de Marie-José Pérec « On veut créer un collectif d’athlètes qui travaillent sur le sportif, mais pas uniquement, a déclaré le président de la FFA. Nous avons fait le constat depuis plusieurs années qu’il faut apprendre à gérer la compétition, mais aussi l’environnement de l’athlète, l’aspect socio-professionnel, médical, leurs finances, les relations aux médias… » Un projet lancé avec pas moins de 56 athlètes âgés de 17 à 25 ans dont Jimmy Gressier et Hugo Hay, qui ont pris part au 5000m à Tokyo, et qui sera focalisé sur quatre axes majeurs de travail.


La FFA veut offrir aux athlètes les moyens de réussir


Il y aura une formation globale, un travail sur la cohésion mais également sur l’appréhension de disputer une compétition majeure à domicile. L’idée de transmission sera également abordée durant les différents regroupements prévus tant à l’échelle régionale que nationale. Afin de tranquilliser les athlètes et optimiser leur préparation pour Paris 2024, ils bénéficieront d’un soutien financier venant de la Région Ile-de-France, de la FFA mais également de l’Agence Nationale du Sport. A cela s’ajoutera des échanges avec des sportifs issus d’autres disciplines, tels Samir Ait-Saïd récemment. Toutefois, la contrepartie à l’intégration dans ce programme de développement sera la recherche de la performance. En effet, le groupe initial de 56 athlètes pourrait être amené à évoluer avec, notamment, des sorties si le niveau n’est pas suffisant. L’idée reste de fournir le meilleur encadrement possible à la jeune génération pour qu’elle puisse être performante à Paris en 2024 mais également au-delà.

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