Dopage : Les autorités sportives russes vivement critiquées par Mariya Lasitskene



Les menaces sont devenues des sanctions. Ce lundi, le Comité Exécutif de l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) a suivi les recommandations du Comité de Révision de la Conformité de l’agence et sanctionné lourdement la Russie. Pour les quatre prochaines années, le pays est mis au ban des principales compétitions mondiales des sports dont les fédérations internationales sont signataires du Code Mondial Antidopage. Une sanction qui, de fait, interdit aux sportifs russes de participer à bon nombre de compétitions dont les prochains Jeux Olympiques d’été à Tokyo en 2020 et ceux d’hiver à Pékin en 2022. Si la classe politique russe, Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev en premier chef, a vertement critiqué cette décision de l’AMA, les langues se délient chez les athlètes, la première étant Mariya Lasitskene. « Je suis une athlète russe et je devrais avoir le droit de participer librement aux compétitions sous les couleurs russes », assure cette dernière dans une tribune publiée dans le Moscow Times.


Lasitskene : « Pourquoi pratiquement rien n'a changé ? »


La triple championne du monde de saut en hauteur, qui concourt depuis plusieurs années sous bannière neutre après avoir manqué les Jeux Olympiques de Rio du fait de la mise à l’écart de la Russie à cette époque, s’est toujours montrée critique face au comportement des responsables sportifs de son pays. Celle qui a pu concourir après avoir montré « patte blanche » a une nouvelle fois pris la parole pour critiquer l’attitude des autorités russes face aux scandales liés au dopage. « Pourquoi pratiquement rien n'a changé ? Pourquoi nos athlètes continuent d'utiliser systématiquement des substances interdites, les entraîneurs liés au dopage continuent-ils de travailler dans l'impunité et nos responsables continuent-ils de falsifier des documents officiels ? », a déclaré l’athlète dans cette tribune. Celle qui est « privée du drapeau russe depuis 2015 » demande des « réponses » à ses dirigeants alors que, selon elle, « l'athlétisme en tant que sport est en train de disparaître » en Russie. Une affaire qui pourrait ne pas encore être terminée, si les autorités russes décident de faire appel devant le Tribunal Arbitral du Sport.