Dopage : L'appel de Calvin rejeté !

Cette fois, Clémence Calvin (30 ans) n'y coupera pas. L'athlète française spécialiste des épreuves de fond va devoir purger la suspension de quatre ans que lui avait infligée le 20 novembre dernier la Commission des sanctions de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) en conclusion de cette affaire marquée par la fuite présumée de la jeune femme lors d'un contrôle antidopage dans les rues de Marrakech (Maroc) le 27 mars 2019 alors qu'elle préparait le marathon de Paris. En faisant appel de la sanction, la marathonienne, officiellement suspendue depuis cette même date du 20 novembre, espérait que sa version serait entendu et considérée définitivement comme la version officielle. Malheureusement pour Calvin et son compagnon Samir Dahmani, présent à Marrakech lors de ce même contrôle et lui aussi condamné à la même suspension que sa compagne, le Conseil d'Etat a rejeté l'appel ce vendredi. « Les éléments qu'elle produit au soutien de ses allégations ne sont pas de nature à remettre en cause les constatations opérées par des agents assermentés qui, contrairement à ce qui est soutenu, ne sont pas entachées d'incohérences ou de contradictions (...) Le Conseil d'État confirme qu'il y avait des faits contre une version mensongère élaborée par des sportifs pour tenter d'échapper à leurs responsabilités », indique l'instance.

Deux versions diamétralement opposées depuis le début


Définitivement déboutée, pour le plus grand plaisir de l'AFLD (« Nous étions sereins, mais nous sommes très satisfaits. Le Conseil d'État donne définitivement raison à l'AFLD et vient clore une polémique qui n'avait pas lieu d'être. ») la vice-championne d'Europe 2018 de la spécialité avait toujours assuré depuis le début de l'enquête qu'elle n'avait pas pris la fuite, mais été abordée par trois personnes n'ayant pas mentionné qu'elles étaient là dans le cadre d'un contrôle antidopage puis victime d'un comportement violent de la part de ces trois mêmes hommes, au point d'en lâcher son enfant de deux ans. L'AFLD, dans une version diamétralement opposée de celle de la sportive, avait, de son côté, avancé depuis le début que Calvin, après avoir été sollicitée par les trois contrôleurs, leur avait demandé de la suivre dans une salle de sport non loin de là où se trouvait Samir Dahmani afin de lui confier son enfant pour pouvoir ensuite se plier au contrôle. Toutefois avec l'aide de son petit ami et spécialiste lui du demi-fond, la marathonienne aurait réussi à s'enfuir et à échapper au contrôle. Une attitude qui lui avait valu quatre ans de suspension. Retoquée, au même titre que Samir Dahmani, elle va devoir les respecter. Et probablement voir s'envoler les Jeux de Tokyo.