Tennis: Nadal tient sa finale

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Cette fois, il a passé le cap: après trois demi-finales perdues de suite sur terre battue, Rafael Nadal, qui a pris sa revanche sur Stefanos Tsitsipas (6-3, 6-4) samedi, jouera dimanche à Rome sa première finale de la saison sur sa surface préférée.

Déjà huit fois titré à Rome, où il a aussi perdu deux finales (en 2011 et 2014 contre Novak Djokovic), Nadal ne faisait pas une montagne de ce qui pour d'autres serait un accomplissement.

"Je suis heureux d'être en finale, bien sûr. Mais ça n'était pas un drame de perdre en demi-finales", a-t-il flegmatiquement expliqué en conférence de presse.

Un drame, non. Mais une petite surprise sans doute de l'avoir vu buter avant la dernière marche à Monte-Carlo, Barcelone puis Madrid, où c'est justement Tsitsipas qui l'avait arrêté.

En Espagne, le jeune Grec (7e joueur mondial) s'était imposé 6-4, 2-6, 6-3. Mais sur les courts du Foro Italico, il n'a pas affronté le même Nadal.

Une semaine plus tard, le roi de la terre battue a trouvé plus de profondeur, empêchant Tsitsipas d'entrer dans le court, et a dirigé tout le match avec beaucoup d'autorité.

"La semaine dernière, je n'avais pas bien joué. Aujourd'hui, j'ai fait mieux. A Madrid, quand je frappais en coup droit, il avait la possibilité de riposter. Pas aujourd'hui", a expliqué Nadal.

Tsitsipas, lui, n'était pourtant pas si impressionné que ça, mettant sa défaite avant tout sur la lenteur des courts romains.

"Je me suis senti très proche. J'essaie de comprendre ce que j'ai mal fait parce que finalement, il n'y a qu'un break dans chaque set", a expliqué le Grec.
                  
Machine lancée                 
                  
"Les coups que j'ai frappés aujourd'hui, ce sont les mêmes que ceux que j'ai joués la semaine dernière. Mais aujourd'hui ces coups semblaient vraiment lents et il avait tout son temps pour me passer quand je venais au filet. A Madrid, c'était différent", a-t-il développé.

Avant de se pencher sur son adversaire en finale, qui sera soit le N.1 mondial Novak Djokovic, soit l'Argentin Diego Schwartzman, Nadal de son côté se réjouissait surtout de ses sensations retrouvées.

"Gagner en deux sets contre lui, c'est un résultat très positif. Mais le plus important, c'est le sentiment de jouer de mieux en mieux chaque semaine et chaque jour. C'est ce qui compte pour moi", a-t-il dit.

"J'ai encore une marge de progression, je pense. Mais je vais dans la bonne direction pour le faire."
A une grosse semaine du début de Roland-Garros, la machine Nadal semble bien s'être mise en route.
Chez les dames, la finale opposera la Tchèque Karolina Pliskova (N.7 mondiale) à la Britannique Johanna Konta, 42e joueuse mondiale.

Déjà finaliste cette saison à Miami, Pliskova, ancienne N.1 mondiale, n'avait jamais atteint les demi-finales à Rome. Samedi, elle a battu la Grecque Maria Sakkari, 63e mondiale et sortie des qualifications, en deux sets (6-4, 6-4).

Konta de son côté a éliminé la Néerlandaise Kiki Bertens, 4e mondiale, 5-7, 7-5, 6-2.

"Je suis très heureuse d'être en finale ici. C'est ma deuxième finale la plus importante après Miami (tournoi qu'elle a gagné en 2017, ndlr). C'est un moment important de ma carrière", a déclaré la Britannique après sa victoire en presque trois heures.