Macron: la victoire au Mondial "a donné de l'optimisme au pays"

AFP

La victoire de l'équipe de France de football en Coupe du monde "a donné de l'optimisme au pays", a déclaré mercredi Emmanuel Macron lors du Conseil des ministres, selon le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.


"Le président de la République a débuté ce Conseil des ministres en disant un mot du match qui s'est tenu dimanche soir" et a relevé que "cette victoire a donné de l'optimisme au pays et c'est une bonne chose", a déclaré M. Griveaux à l'issue du Conseil.

Un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et franceinfo a montré mardi que si une nette majorité de Français se disent "optimistes" concernant leur avenir après la victoire des Bleus, l'épopée ne joue en revanche pas sur la cote de popularité de M. Macron. Ce dernier est jugé "bon président" par seulement 39% des personnes interrogées, soit une baisse de deux points depuis fin juin.

"Les Français sont intelligents", a souligné M. Griveaux. "Nos concitoyens font la différence entre la Coupe du monde, et le gouvernement et le président de la République. Et c'est heureux!"   

Interrogé sur la réaction du président vénézuélien Nicolas Maduro, qui avait estimé lundi que le titre des Bleus en Coupe du monde était en réalité une victoire du continent africain, M. Griveaux a répondu ne pas vouloir "commenter les déclarations intempestives et souvent nombreuses de M. Maduro".

"Je suis très fier de voir cette équipe de France. La France est riche de sa diversité", a-t-il souligné.
Revenant en revanche sur les propos de Barack Obama, qui a vanté mardi la diversité de l'équipe de France dont les membres "ne ressemblent pas tous à des Gaulois", M. Griveaux a évoqué "la tendresse du président Obama à l'endroit de la France."

Cette déclaration de l'ancien président américain "nous oblige, elle oblige notre génération comme celles qui nous ont précédés, avec une obligation qui est au fond la promesse de l'intégration républicaine", a-t-il insisté.

Le porte-parole du gouvernement a enfin raillé "les esprits chagrin" et la "polémique qui essaye de naître" sur les célébrations au retour des Bleus à Paris.

"On comprend la déception des supporters qui étaient beaucoup plus nombreux qu'en 1998", à attendre de voir les Bleus défiler sur les Champs-Elysées, a-t-il assuré. 

Mais "nous ne sommes pas dans les mêmes conditions de sécurité qu'en 1998", a-t-il pointé, alors que certains fans ont vivement déploré que le bus des Bleus soit passé trop rapidement devant eux.

"Cette descente des Champs-Elysées a été co-organisée par la Fédération française de football et la préfecture de police et il n'y a eu aucun incident à déplorer. C'est donc que la préfecture de police de Paris a bien fait son travail", a souligné M. Griveaux.