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Wolverhampton, le pire cancre de l’histoire de la Premier League ?
A nouveau défait ce samedi sur le terrain de Liverpool, Wolverhampton n’a toujours pas gagné cette saison. Les Loups sont en route pour battre le triste record de Derby County.
L’identité du premier relégué de la saison de Premier League ne fait plus beaucoup de doutes. Wolverhampton devrait, à moins d’un miracle jamais vu auparavant, devenir une équipe de Championship l’année prochaine. Les Loups sont actuellement bons derniers du classement et n'ont toujours pas remporté le moindre match en 18 journées. Ce samedi, ils ont été battus sur la pelouse d’Anfield par Liverpool (2-1). Largement dominés lors du 1er acte, les Wolves ont montré un meilleur visage en seconde période et ont réussi à réduire l’écart sur corner grâce à un but de Santiago Bueno. Du mieux donc, mais toujours pas assez pour ramener ne serait-ce qu’un point. Résultat, un 11e revers de suite en PL et seulement 2 points acquis au total jusque-là.
Rob Edwards n’a pas pu inverser la dynamique
L’arrivée de Rob Edwards au début du mois de novembre en remplacement de Vitor Pereira n’a rien changé à la donne. L’entraîneur gallois n’a connu que la défaite depuis qu’il est sur le banc de Molineux. "Je connaissais la situation quand je suis arrivé, mais les résultats ne sont clairement pas au rendez-vous", a-t-il lancé récemment dans une interview accordée au site du club. Wolverhampton réalise le pire début de saison de l’histoire de la Premier League. Aucune équipe n’a connu pire bilan après une première partie de championnat. La moitié de l’exercice se conclut ce mardi avec le déplacement des Wolves à Manchester United.
Autant dire qu’une nouvelle défaite se profile pour Matt Doherty et ses coéquipiers. "Nous commettons simplement trop d'erreurs individuelles, pas simplement les onze qui ont joué le dernier match ou l'avant-dernier, mais tous ceux qui ont joué cette saison. Aucun d'entre nous n'a retrouvé son niveau de l'année dernière, moi y compris, et cela crée une situation catastrophique. Quand on ne gagne pas de matchs en Premier League, il est difficile de sortir de cette spirale négative car rien ne nous est offert", a expliqué le latéral irlandais récemment.
En route pour faire pire que Derby County
Les Loups n’ont aucun mordant et sont en route pour battre le record de Derby County datant de la saison 2007-2008. Cette année-là, les Rams n’avaient obtenu que 11 points à la fin de l’exercice. Les Wolves savent qu’ils sont condamnés. Ils n’ont donc plus que ce leitmotiv pour relever un peu la tête et quitter la Premier League sur une meilleure note. Pourtant, Wolverhampton a investi l’été dernier, comme tous les clubs du Royaume. Plus de 100 millions d’euros dépensés. 26 millions pour acquérir définitivement Strand Larsen, 27 millions sur Arokodare, 22 millions sur Fer Lopez. Des choix qui interrogent quand on voit le rendement de ces joueurs. Aucun d’entre eux n’a marqué plus d’un but cette saison en championnat.
Avec Rob Edwards, l’équipe est plus solide et plus solidaire. A l’image de la défaite chez le leader Arsenal en toute fin de rencontre le 13 décembre dernier. Mais empêtrés dans cette spirale infernale, les Wolves craquent toujours au bout du compte. "C'est toujours la même histoire, expliquait le coach de 43 ans après la défaite à Brentford lors de la J17. Lors des six matches depuis mon arrivée, nous sommes à égalité à la pause, mais nous craquons à l'heure de jeu".
"Nous voyons de l'amélioration pendant la semaine et nous voyons des choses que nous voulons voir plus régulièrement, poursuit-il. Mais, pour le moment, nos performances à l'entraînement diffèrent clairement de celles en match. Certains sont nettement inhibés, et d'autres ressentent clairement la pression, ce qui affecte leurs performances. Nous voyons clairement la différence à domicile. Il y a une tension et une nervosité ambiante qui influent nos joueurs et c'est normal. Ce ne sont pas des robots, ils ne peuvent pas y être insensibles. On est parfois compétitifs, sans être brillants, mais on est dans le coup. Mais le moindre faux-pas casse toute dynamique. Aujourd'hui, c'est difficile de leur dire 'Ayez confiance et allez-y, changez la donne'. Mais le seul moyen d'y arriver, c'est de continuer à travailler dur, d'essayer de faire les bons choix, et d'espérer que la chance finisse par tourner." Au moins pour laver l’honneur du club avant de lentement se diriger vers la deuxième division anglaise après 8 ans passés dans l’élite.









