Le divorce était inévitable. Durant son passage au Paris Saint-Germain, entre l’été 2023 et 2026, Gonçalo Ramos n’a jamais réussi à s’imposer comme un titulaire indiscutable. Même si ce statut reste toujours révocable au PSG de Luis Enrique, le Portugais a souvent été relégué au rang de « super-sub ». Une situation qui a contrarié "O Pistoleiro" : « Au cours de mes trois dernières années au PSG, je ne pense pas avoir jamais enchaîné quatre ou cinq matchs d’affilée en tant que titulaire. C’était parfois frustrant, ça m’énervait. Il m’est même arrivé de marquer pendant quatre ou cinq matchs de suite sans être titulaire une seule fois. Et pour moi, ça n’avait aucun sens. J’en parlais avec ma famille. »
Mercato : « Je voulais quitter le PSG » Gonçalo Ramos révèle les coulisses de son départ
Transféré du PSG à l’AC Milan à l’été 2026 pour 60 millions d’euros, Gonçalo Ramos a révélé, lors d’une longue interview accordée à l’émission portugaise « Soltinhos pelo Mundo », qu’il ne pouvait plus envisager son avenir dans la capitale, malgré l’amour qu’il portait au club parisien.
« Je savais que si je faisais la tête, ça me porterait préjudice »
Malgré le peu de matchs disputés par l’international portugais, celui-ci a su se montrer décisif lors des grands rendez-vous. Il a pesé dans plusieurs séances de tirs au but : Liverpool-PSG en huitièmes de finale de la Ligue des champions 2025, PSG-Tottenham en Supercoupe d’Europe 2025, PSG-OM au Trophée des champions 2026 et PSG-Arsenal en finale de la Ligue des champions 2026. À cela s’ajoute son but égalisateur face à Tottenham en Supercoupe d’Europe (2-2).
Sans faire preuve de professionnalisme, le numéro 9 parisien n’aurait jamais pu espérer entrer en jeu lors de ces grands matchs : « Je savais que si je faisais la tête, ça me porterait préjudice. Si je faisais preuve de dignité en continuant à travailler, personne ne remettrait jamais en cause mon professionnalisme ni ne dirait que j’avais fait la gueule. Ils ne pourraient jamais dire : “Il n’a pas tout donné, il n’a pas aidé, il a boudé.” J’avais bien sûr de l’amertume. Mais c’était à moi de transformer ces aigreurs en quelque chose de positif. De me convaincre que j’allais réussir de grandes choses. C’est arrivé avec Vitinha lors de la Supercoupe d’Europe contre Tottenham. On est à la mi-temps, on perd 1-0, je crois. Là, je lui dis : “Ne t’inquiète pas, mon frère, je vais marquer, c’est sûr.” Il m’a regardé et a dit : “Ce mec est fou.” C’était pour me piquer au vif et je me disais : “Je lui ai dit ça, je dois le faire.” Et c’est arrivé. »
Un départ en janvier 2026 impossible à assumer pour le PSG
Au cours de cette longue interview, Gonçalo Ramos a révélé avoir souhaité quitter le club de la capitale dès l’hiver 2026. Engagé dans toutes les compétitions à ce moment-là, le PSG ne pouvait pas se permettre de le laisser partir, ce que le joueur a fini par accepter et comprendre : « Je voulais quitter le PSG, mais en janvier, c’est toujours plus compliqué de partir. Ce n’était pas la meilleure option, même si je le souhaitais. Maintenant, je comprends mieux. J’en étais déjà à un stade où je ne voulais plus qu’une chose : partir. Le club a tout de suite refusé, car pour que je parte, il fallait qu’ils trouvent un remplaçant. Mais Luís Campos m’a assuré qu’il me laisserait partir cet été. Il m’a donné sa parole. »
Après avoir remporté une deuxième Ligue des champions avec le PSG, Gonçalo Ramos avait obtenu son bon de sortie : « Pendant la Coupe du monde, j’étais en contact avec Jorge et l’intérêt du Milan s’est manifesté. L’entraîneur Ruben Amorim est venu ici et m’a appelé. C’est aussi très important. Un jour, Jorge Mendes m’a appelé le matin et m’a dit : “L’affaire est conclue.” ». Toutefois, le Portugais n’a pas manqué de souligner à quel point il avait été difficile de faire ses valises alors qu’il évoluait au sein d’un groupe aussi soudé, dans lequel il avait noué des liens forts, notamment avec ses compatriotes : « Ça m’a fait mal de quitter le PSG, car le groupe était très soudé. Il y avait les trois Portugais avec qui je passais tout mon temps. Les déplacements, les entraînements, les matchs, la sélection… Ils savaient que je voulais partir et, pour rigoler, ils me disaient de rester juste pour “l’ambiance”. Nous avons vécu ensemble des moments vraiment exceptionnels, comme on en trouve rarement dans une carrière. »










