Ligue 1 : Nice officialise l’arrivée de Claude Puel
Dans un même communiqué, partagé ce lundi 29 décembre, le club azuréen a indiqué le départ de Franck Haise et son remplacement par le technicien de 64 ans.
Franck Haise avait promis de se battre jusqu’à la fin et de donner ce qui lui restait d’énergie pour tenter de redresser la situation de Nice. Une promesse faite début décembre alors que le club azuréen s’enfonçait dans une profonde crise. À l’époque, l’ancien technicien de Lens avait refusé de quitter le navire malgré les violences subies au retour de la défaite à Lorient (1-3).
La situation sportive des Niçois ne s’était toutefois pas améliorée avec trois nouvelles défaites, portant la série à neuf toutes compétitions confondues. La victoire en Coupe de France contre Saint-Étienne (2-1) n’aura pas suffi à prolonger une collaboration vouée à l’échec. "En accord avec le président Rivère et compte tenu de la situation sportive, nous avons choisi de mettre fin à mon mandat d’entraîneur de l’OGC Nice, et ceux de mes adjoints Lilian Nalis et Johann Ramaré. Je tiens à remercier toutes les personnes qui œuvrent chaque jour pour le club et souhaite au Gym, à ses supporters et à tout son environnement de renouer rapidement avec une dynamique sportive positive", a déclaré Franck Haise.
"Il y a du respect"
Malgré les déclarations d’intention, la séparation entre les différentes parties semblait inéluctable. Comme le rapporte L’Equipe, les nombreux départs de l’été ont entamé la confiance de Franck Haise dans le projet niçois et le recrutement raté n’a pas compensé les pertes. Avec les moyens du bord et dans un contexte de restrictions budgétaires, il a écopé sans parvenir à éviter le naufrage des derniers mois, marqués par un nouveau record pour un club français de matchs sans victoire en coupes d’Europe (18). Le retour à la présidence de Jean-Pierre Rivère a précipité les évènements, ce dernier ayant finalement choisi de se séparer de l’ancien bienfaiteur lensois après avoir pourtant assuré qu’il comptait sur lui.
Ce choix n’a pas été pris à la hâte mais motivé par des retrouvailles et une opportunité. Le président niçois a convaincu Claude Puel de voler au secours des Aiglons. Un club que le natif de Castres connaît bien pour y avoir officié entre 2012 et 2016. Un passage marqué par deux quatrième place en Ligue 1 mais dont la fin avait été justifiée par des tensions entre le technicien et le président. "On a eu quelques petits accrochages qui peuvent arriver en famille. Quand je suis parti du club, j'avais besoin de souffler car ça avait été très costaud ces quatre ans, avec beaucoup de travail, j'avais en charge tout le sportif du club, on avait beaucoup travaillé sur le centre d'entraînement. J'étais fatigué, c'était la première des raisons. Nice a continué de bien travaillé avec Lucien Favre. On s'est recroisés à Monaco il y a quelques mois, on a parlé pendant un moment. Il y a du respect. Ça n'empêche pas qu'il y ait des tensions comme dans n'importe quel couple. Je trouve ça sain", a expliqué Claude Puel, visiblement rabiboché avec le dirigeant niçois.
Le maintien pour priorité
Le retour de l’ancien entraîneur de Lille s’inscrit comme une surprise et représente un pari. S’il a pour lui l’expérience de l’élite française, il n’a plus été en poste depuis quatre ans et son éviction de Saint-Étienne. "Éric Roy est un bon exemple, il est resté pas mal d'années sans club et fait des miracles à Brest", a-t-il mis en évidence. Douze années pour être précis entre la fin de sa mission sur le banc de Nice en novembre 2011 et le début de celle en Bretagne en janvier 2023. Ce ne sont donc pas quatre années qui effraieront celui qui mena l’AS Monaco au titre de champion de France en 2000. "Je sais qu'il y a beaucoup de jeunisme. J'ai l'avantage d'avoir la plus grande partie de ma carrière derrière et d'être toujours passionné", a ajouté l’homme de 64 ans qui rêvait pourtant d’une expérience de sélectionneur.
Une passion plus que nécessaire pour redresser une équipe en perdition. Aussi, ses objectifs sont mesurés. "Je n'aime pas fixer d'objectif, je veux qu'on se concentre sur le jeu. Je veux une équipe solide, des joueurs qui s'expriment. Certains joueurs ont de la créativité et ne tentent pas assez. L'objectif premier est le maintien, mais je veux voir l'expression de mes joueurs progresser. C'est le jeu qui permettra d'avoir des résultats", a présenté Claude Puel avant de conclure : "C'est un challenge difficile mais super intéressant."









