Clermont, ça finit mal

Son pilier Rabah Slimani a beau prétendre le contraire, l'ASM Clermont a lâché… Sa saison, blanche, s'est terminée il y a huit jours, enterrée à Marcel-Michelin par le Racing 92 en quarts de finale de la Coupe d'Europe (17-28). Une compétition dont le club auvergnat était finaliste.

L'équipe de Franck Azéma, tenante du titre, finit le Top 14 en roue libre, dixième et hors course pour les barrages… Peu concernée, elle a complètement laissé filer la seconde période, samedi, sur le terrain d'un Stade français Paris à la lutte pour le maintien (50-13, 23e journée). Il y avait 13-13 à la mi-temps, avant que l'ASM, généreuse en largesses défensives, n'abandonne le deuxième acte à son adversaire.

Dupuy: "On s'en fout"

C'est sa quatrième défaite à 50 points - ou quasi - en 2017-2018: La Rochelle (51-20, 3e j.), le Racing (58-6, 15e j.), Toulon (49-0, 22e j.), et donc le Stade français. Même les relégables Oyonnax et Brive n'ont pas fait cela (3). Des claques sur les joues et les fesses qui lui établissent une différence de -88…

Clermont a bien lâché. "C'est vous qui le dites, déclare pour sa part Julien Dupuy, entraîneur du Stade (rugbyrama.fr). Nous, on s'en fout. On avait un match à gagner, point barre ! On ne va pas commencer à penser aux états d'âme des uns et des autres… Avec la place qui est la nôtre, on ne peut pas donner de leçon."