Panoramic

Kimpembe en salle d'attente

Convoqué en équipe de France depuis plus d'un an, Presnel Kimpembe n'a toujours pas porté le maillot tricolore...

Comment illustrer un papier sur Presnel Kimpembe et son rôle en équipe de France ? Des photos avec le maillot bleu, il en existe du défenseur central du Paris Saint-Germain puisqu'il a porté à onze reprises la tunique de l'équipe de France Espoirs. Mais il ne compte pas la moindre sélection chez les A... Pourtant, du côté de Clairefontaine, l'intéressé fait partie intégrante du groupe, et ne semble pas du tout menacé par une potentielle concurrence. Didier Deschamps a pleinement confiance en lui et le Francilien reste le plus grand espoir du football hexagonal à ce poste.

Et là où Florian Thauvin est souvent cité comme exemple lorsqu'il s'agit de trouver un joueur régulièrement convoqué qui dispose d'un temps de jeu famélique, Presnel Kimpembe se montre bien plus patient que l'attaquant marseillais. Celui-ci, convoqué systématiquement depuis mars dernier, est parvenu à s'offrir deux capes, dont la dernière vendredi dernier, pour quelques minutes au Stade de France face au pays de Galles. Le Parisien a lui reçu sa première convocation en... octobre 2016 ! Et toujours pas une minute de temps à son crédit.

"Il dégage de la sérénité et de la tranquillité. C’est pour ça qu’il est là. Ma rotation s’est effectuée plus sur Varane, Koscielny et Umtiti, mais Kimpembe est là, insiste Didier Deschamps. Je n’ai pas des matches tous les trois jours avec l’équipe de France, mais s’il est là, c’est que j’ai confiance en lui et il fait partie d’un groupe". Préféré notamment à Eliaquim Mangala, Kurt Zouma ou Adil Rami, Presnel Kimpembe doit donc se contenter de la confiance du sélectionneur. "En ce moment, il est moins titulaire, mais il est en constante progression. Il est un peu plus intégré dans la rotation au PSG, et il ne joue pas que les matches qui comptent moins", renchérit le champion du monde 98.

Ce n'est quand même pas suffisant, la faute notamment à son poste. En charnière, les entraîneurs ou sélectionneurs aiment tout particulièrement laisser les deux titulaires jouer le plus souvent possible pour parfaire leur association. Et le Rouge et Bleu n'est que le quatrième dans la hiérarchie, une position qu'il ne devrait pas quitter avant la retraite de Laurent Koscielny à l'issue du prochain Mondial. Sans avoir encore jamais porté le maillot bleu ?


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