Coupe d'Allemagne: Le Bayern et Brême qualifiés pour les demi-finales

Reuters

Le Bayern a gagné à domicile 5-4 contre Heidenheim (D2), à l'issue d'un thriller qui ne s'est dénoué qu'à la 84e minute, par un pénalty de Lewandowski. 

Brême, tombeur de Dortmund au tour précédent, est de nouveau allé gagner à l'extérieur 2-0, sur la pelouse de Schalke, grâce à deux buts de Milot Rashica (65e) et Davy Klaassen (72e). 

Mardi, Hambourg (D2) et Leipzig avaient validé leurs billets pour les demi-finales programmées les 23 et 24 avril. Le HSV en dominant Paderborn (D2) 2-0, et le RB en s'imposant 2-1 après prolongation à Augsbourg.

Le Bayern joue à 10   
               
Le Bayern s'est sorti in extremis du piège de Heidenheim, et reste toujours en course pour un doublé national coupe-championnat. Mais ces quatre buts encaissés à domicile ne sont guère de nature à rassurer les supporters bavarois, à trois jours du "Klassiker" contre Dortmund qui pourrait décider de la Bundesliga.

Réduit à dix après l'exclusion de Niklas Süle (15e) et mené 2-1 à la pause contre toute attente, Munich s'est cru délivré lorsque qu'il a pris l'avantage 4-2 (66e). 

Mais Heidenheim est revenu à 4-4, et le "Rekordmeister" n'a dû sa qualification qu'à un pénalty tardif.

Les buts des champions d'Allemagne ont été marqués par Leon Goretzka (12e), Robert Lewandowski (56e et 84e sur pénalty), Thomas Müller (53e) et Serge Gnabry (66e).

Robert Glatzel a réussi un triplé pour Heidenheim (26e, 74e, 77e) et Marc Schnatterer a marqué le deuxième but de son équipe (39e). 

"Je ne sais vraiment dans quelle catégorie classer ce match", a réagi Thomas Müller après la victoire, "se faire remonter à 4-4 après avoir mené 4-2, on ne peut pas être satisfaits, même si nous étions réduits à dix. Après notre premier but rapide (12e), ce match aurait dû tourner d'une tout autre façon".

L'entraîneur bavarois Niko Kovac, qui avait vivement critiqué ses joueurs samedi dernier pour leur manque de rigueur contre les "petites équipes", a en tout cas dû s'étrangler en voyant la première période. Et contre une équipe 6e de deuxième division, l'infériorité numérique n'explique pas tout.

A la pause, le coach a décidé de sortir James et Rafinha pour les remplacer par Lewandowski et Coman, les deux fers de lance de l'attaque qui auraient dû, normalement, passer une soirée à se reposer sur le banc. Le coup a réussi. Mais de justesse. Et au prix de quelques émotions fortes pour les 75.000 supporters de l'Allianz Arena.