Lopetegui au Real, jusqu'ici tout va bien...

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Julen Lopetegui peut dès ce mercredi soir, du côté de Tallinn (21 heures), remporter son premier trophée en tant qu’entraîneur du Real Madrid. Les Merengues, en leur qualité de triples vainqueurs sortants de la Ligue des champions, disputent la Supercoupe d’Europe à l’occasion d’un derby face à l’Atlético Madrid, vainqueur de la dernière Ligue Europa. Au regard du degré de défiance qu’inspire sa nomination en tant que successeur d’un Zinedine Zidane capable de compiler la bagatelle de neuf trophées en deux saisons sur le banc madrilène, on n’ose pas envisager l’éventualité d’un premier échec de Lopetegui en Estonie et déjà ses conséquences sur la suite de la saison.

L’ex-sélectionneur de la Roja semble aujourd’hui être l’un des seuls à croire que le Real peut se remettre de ce dernier été calamiteux qui a vu ses deux totems, Zidane l’entraîneur iconique et Ronaldo l’attaquant vedette, lui filer entre les doigts. Sans que Florentino Perez, une fois n’est pas coutume, ne parvienne à compenser ces départs par l’arrivée d’un ou plusieurs nouveaux Galactiques. D’où ce couplet lancinant sur l’ère Zidane dont il faut savoir tourner la page : "Il a réalisé un travail extraordinaire, mais cela appartient au passé, maintenant nous sommes focalisés sur le fait de continuer à consolider l'histoire du club, sans regarder en arrière, avec confiance et en travaillant." Si le successeur de « Zizou » lui-même ne croit pas en sa capacité à assumer cet héritage, qui va le faire pour lui ?

Ode à Benzema et Bale

Lopetegui fait comme si tous les feux étaient au vert. Jusque dans l’appréciation de deux des cadres de son vestiaire. Karim Benzema et Gareth Bale ont longtemps focalisé les critiques, mais lui n’a que des louanges à leur adresser. L’ancien Lyonnais, avant de remporter une nouvelle C1, a signé sa pire saison sur le plan des statistiques, et pourtant… "J’ai toujours aimé le voir jouer, assure le coach. Je pense qu’il est très bon  et surtout complet dans tous les compartiments du jeu. Il a un comportement fantastique, il travaille beaucoup, depuis le premier jour. Il essaie tout simplement d’aider au maximum l’équipe", souligne-t-il, dithyrambique et sans la moindre nuance dans ses appréciations.

Gareth Bale, avant d’être décisif en finale face à Liverpool (3-1), a passé des mois à subir les critiques sur sa fragilité physique et son influence presque inexistante sur le jeu de son équipe. Mais pour Lopetegui, "Gareth est un joueur que nous aimons avoir parmi nous. (…) Il est très motivé et très important pour nous. Il est un élément de l’équipe et c’est important pour nous d’être un vrai groupe. Nous avons un groupe avec de grands joueurs comme Gareth. (…) On est très heureux de son comportement et de son travail, sans parler de ses buts." Jusqu’ici, tout va bien. Jusqu’ici tout va bien…