Nadal, bousculé mais toujours debout

Reuters

Debout, à regarder son adversaire sortir tout en l’applaudissant. Rafael Nadal peut en effet le féliciter. Car face à lui pour son huitième de finale à l’Open d’Australie, Diego Schwartzman n’a pas démérité, loin de là. Le tennisman argentin l'a longtemps inquiété, jusqu’à lui prendre le premier set de son tournoi, l’Espagnol ayant remporté ses trois premières sorties en trois manches. Mais au final, la tête de série numéro 1 a eu le dernier mot, s’imposant 6-3, 6-7 (4), 6-3, 6-3.

Malmené dans les premiers instants, Rafael Nadal n’est pas passé loin de la catastrophe mais Diego Schwartzman n’a pas su profiter de ses quatre opportunités de break dans le premier set, comme durant toute l’opposition (3/18), pour mettre le doute dans la tête de l’Espagnol. Un premier avertissement pour la tête de série numéro 1 qui a été surpris dans le deuxième acte, remporté après plus d’une heure par un Schwartzman agressif et conquérant. Une piqûre de rappel qui a finalement bien servi au finaliste de l’édition 2017, plus solide dans les deux derniers actes face à un Argentin toujours aussi puissant, notamment sur son revers.

Une réelle opposition qui a donc fait du bien au tennisman de 31 ans. "C’est un bon joueur dans tous les aspects. C’était une belle bataille, un très beau combat, a d’abord expliqué Nadal sur le court. J’ai pu continuer à me battre jusqu’à la fin et c’est le premier gros match que j’ai joué en 2018. Ça m’aide probablement à prendre confiance, et ça me prouve que je peux résister presque quatre heures sur le court." Des satisfactions et une victoire au goût particulier qui lui permet de rejoindre Marin Cilic, tombeur de l’Espagnol Pablo Carreno-Busta (6-7 [2], 6-3, 7-6 [0], 7-6 [3]), en quarts de finale où un autre test l’attendra.