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NBA : Oladipo, Embiid, Beal… le All-Star Game les attend

Dans une Conférence Est très ouverte, plusieurs nouveaux visages pourraient rejoindre la piste aux étoiles le mois prochain à Los Angeles pour le All-Star Game.

Le format va changer mais le prestige reste le même pour les joueurs. Une invitation pour la grande messe annuelle de la NBA, cela représente un accomplissement pour chaque athlète de la Ligue, encore plus lorsqu’il s’agit de la première fois. Cette saison, la free agency a redistribué les cartes à l’Est, et entre belles surprises et confirmation attendue, ce cru 2017/2018 devraient permettre à quelques hommes d’inscrire pour la première fois leurs noms à l’évènement, prévu le 18 février prochain.

Victor Oladipo (Indiana Pacers)

Qui aurait parié sur une sélection de l’arrière des Pacers au moment de son échange contre Paul George cet été ? Pas Oklahoma City en tout cas ! Revenu sur les terres de sa carrière universitaire, Super Victor est devenu un candidat crédible au titre de MIP, mais aussi le leader naturel de sa nouvelle franchise. Si Indiana, 8ème de sa Conférence, subit un léger coup de mou actuellement (quatre revers de rang), cela ne doit rien enlever au superbe exercice de son combo guard, adroit derrière l’arc, clutch à de nombreuses reprises et déterminant des deux côtés du terrain avec Indianapolis.

Ses chiffres : 34.3 MN, 24.9 PTS, 5.3 RBS, 3.9 AST, 48.5 FG%, 42.3 3P%

Joel Embiid (Philadelphia 76ers)

S’il a déjà manqué neuf matchs cette saison, le pivot camerounais a dans le même temps disputé 27 rencontres avec Philly, soit seulement quatre de moins que sur l’ensemble de l’exercice précédent. Avec plus de 31 minutes de moyenne, The Process cumule cette saison un temps de jeu plus conséquent, géré avec minutie par le staff des 76ers. Pour sa deuxième saison, l’intérieur de 23 ans brille sur les parquets autant que sur les réseaux sociaux, même si Philadelphie est pour le moment hors du Top 8 à l’Est.

Ses chiffres : 31.3 MN, 23.9 PTS, 10.9 RBS, 3.5 AST, 48.6 FG%, 2 BLKS

Bradley Beal (Washington Wizards)

Avec un John Wall bien en-deçà de ses standards et gêné par des pépins physiques, son partenaire du backcourt endosse un rôle plus important dans le schéma d’attaque des Magiciens, avec brio il faut l’avouer. Avec son record en carrière le 15 décembre contre Toronto (51 pts), Beal a signé le genre de performance qui marque les esprits des votants.

Irrégulier au niveau de l’adresse, le numéro 3 donne l’impression de pouvoir faire encore mieux ces prochaines semaines. S’il incarne l’élégance même dans son jeu d’attaque, l’arrière de D.C est aussi un défenseur doué quand il s’en donne les moyens. Et Washington, cinquième au classement (21V – 16D), est idéalement positionné pour envoyer Bradley Beal au Staples Center.

Ses chiffres : 35.4 MN, 23.4 PTS, 4.4 RBS, 3.6 AST, 44.7 FG%, 36.5 3P%

Kristaps Porzingis (New York Knicks)

Favori pour le trophée de MIP, le géant letton apparaît aussi en bonne place pour une première cape All Star. 13ème marqueur de la Ligue, KP13 gagné en épaisseur pour sa troisième année au Madison Square Garden. L’ailier fort a repris le flambeau de Carmelo Anthony dans la Grosse Pomme, et ce nouveau costume de franchise player lui sied à merveille.

Evoluer à New York, c’est jouer chaque soir sous pression, mais aussi bénéficier de très nombreux supporters, forcément un avantage dans le système de vote du ASG. Avec un bilan à l’équilibre pour cette nouvelle année (18V – 18D), les Knicks maintiennent pour ne rien gâcher un niveau collectif suffisant pour faire de Porzingis un All-Star dans un peu moins de deux mois.

Ses chiffres : 32.1 MN, 24.5 PTS, 6.7 RBS, 1.3 AST, 44.6 FG%, 37.2 3p%, 2.2 BLKS

Tobias Harris (Detroit Pistons)

Tout comme pour Oladipo, une candidature de l’ailier de Detroit était difficilement prévisible. Sauf que Motor City détonne pour le moment, avec une quatrième place à l’Est (20V – 15D), devançant Washington et Milwaukee notamment. Dans cette belle éclaircie sportive, on aurait pu attendre Avery Bradley ou Reggie Jackson en tête d’affiche, mais c’est bien Harris qui attire la lumière.

Enfin fixé au poste d’ailier fort dans un rôle moderne de stretch four, l’ancien d’Orlando est un casse-tête pour les défenses adverses avec une adresse longue distance en forte hausse et un physique parfait pour attaquer le cercle. Seul problème pour lui, la présence d’Andre Drummond dans l’effectif. Le massif pivot, étoilé en 2016, postule pour sa part à une deuxième apparition et les Pistons auront peut-être du mal à envoyer deux joueurs à Los Angeles.

Ses chiffres : 32.9 MN, 18 PTS, 5.2 RBS, 1.8 AST, 45.9 FG%, 44 3P%

Ben Simmons (Philadelphia 76ers)

Et si l’homme à tout faire des Sixers devenait le premier rookie depuis Blake Griffin à gratter un strapontin pour le All Star Game ? L’idée est séduisante malgré un réel essoufflement de Simmons et de Philly sur le mois de décembre. Incapable de tirer à 3-pts, voire à mi-distance et en panne sèche sur la ligne de réparation, le meneur/ailier de 21 ans n’en reste pas moins une usine à basket et un joueur à highlight par excellence, ce dont raffolent la télévision américaine et les fans.

Avec 18 double-doubles et 4 triple-doubles cette saison, l’ex-joueur de LSU noircit souvent la feuille de stats et son jeune duo avec Joel Embiid laisse présager un avenir doré pour l’ancienne franchise d’Allen Iverson. De là à valider une sélection des deux hommes en Californie ?

Ses chiffres : 35.9 MN, 16.6 PTS, 8.6 RBS, 7.5 AST, 50.7 FG%, 54.4 FT%, 1.9 STLS

Et aussi : Aaron Gordon, Hassan Whiteside, Myles Turner, Lauri Markkanen, Eric Bledsoe