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Bayern Munich : Tolisso ne craint pas la pression

Corentin Tolisso est revenu sur son choix de rallier le Bayern Munich. L'ancien Lyonnais, plus gros achat de l'histoire des Bavarois, n'a pas hésité une seconde et s'estime prêt à franchir ce cap.

"Je ne sais pas si je réalise encore car c‘est tout frais". Corentin Tolisso effectue le grand saut. Le milieu de terrain de l’OL, qui a effectué ses premiers pas en professionnel dans le Rhône en 2013, s’est envolé pour le Bayern Munich cette semaine. A 22 ans, l’international français (une sélection) franchit un cap. "Ça me fait extrêmement plaisir de signer au Bayern Munich, a-t-il avoué dans un entretien à Téléfoot, ce dimanche. Tout va changer, je n’aurai plus ma famille à côté de chez moi. Ça va être différent mais je pense que je suis prêt".

"Le montant du transfert me met un peu la pression."

Corentin Tolisso

Afin d’acquérir le Lyonnais, la formation bavaroise a consenti un investissement de 41,5 millions d’euros. Jamais, elle n’a misé autant sur un seul joueur. Tolisso devient au passage un record de vente pour l’OL, devant Michael Essien, transféré contre 38 millions d’euros à Chelsea en 2005, et Karim Benzema, cédé en échange de 35 millions d’euros au Real Madrid en 2009. Pas de quoi impressionner le principal intéressé. "Le montant du transfert me met un peu la pression, a-t-il admis. J’ai envie de montrer que je vaux ce prix et que le Bayern a bien fait".

La Coupe du monde en vue

Proche de Naples l’an passé, Tolisso a préféré rallier l’Allemagne. Et si l’épisode italien a duré dans le temps, son transfert au Bayern a été bouclé en à peine trois semaines. "Tout s’est fait très vite, a-t-il affirmé. Dès que j’ai su que le Bayern me voulait, je n’ai pas hésité. Je n’ai pas douté une seule seconde. Je ne quitte pas Lyon pour quitter l’OL. Je voulais connaître quelque chose de plus grand".

Quoi de mieux que le Bayern Munich, où Carlo Ancelotti, son nouvel entraîneur, s’est investi lui-même pour son arrivée ? "Ça fait bizarre, a avoué Tolisso. C’est un entraîneur qui gagne partout où il passe. Il m’a conforté dans l’idée que c’était un grand club, où je peux progresser. Le plus dur commence. Devenir titulaire au Bayern me permettra d’avoir un peu plus de temps de jeu en équipe de France". Un statut qui pourrait lui permettre de s'envoler en Russie afin d'y disputer la Coupe du monde avec les Bleus en 2018.