Le Portugal était au-dessus

Reuters

Faut-il rappeler l'évidence ? Le Portugal, fort de son titre européen glané il y a deux ans sur le sol français, a évidemment un passé qui lui permet progressivement d'évoluer en injectant régulièrement du sang neuf dans son effectif sans tout chambouler. Fernando Santos semble avoir trouvé la bonne formule, et s'estimera sans doute plutôt content de la trêve internationale qui s'achève, puisque ses joueurs ont d'abord tenu bon à domicile face à la Croatie en amical (1-1), avant de prendre l'ascendant sur l'Italie (1-0) lundi soir lors de leur première sortie dans ce groupe 3 de la Ligue A des nations.

Et sans profiter de l'efficacité d'un Cristiano Ronaldo qui a pris un peu de recul avec la sélection... Sans son buteur patenté, les Portugais avaient montré un visage très conquérant jeudi dernier contre la Croatie, sous l'impulsion notamment de son nouveau numéro 7, Bruma. L'attaquant du RB Leipzig, toujours aussi provocateur, a cette fois été bien moins en réussite dans ses entreprises sur la pelouse lisboète, mais le collectif tourne, et c'est André Silva qui a porté l'estocade (1-0, 48e). Fernando Santos avait ainsi décidé de reconduire le même onze de départ que celui proposé il y a quatre jours. A l'inverse, son homologue transalpin avait lui opéré... neuf changements ! Signe que Roberto Mancini navigue à vue, donc, ou considère cette Ligue des nations comme une compétition de moindre importance qui lui permet de passer en revue son effectif.

Au sortir du triste nul (1-1) concédé à domicile face à la Pologne dans le cadre de la première journée de cette Ligue A des nations, seuls Gianluigi Donnarumma et Jorginho ont ainsi gardé la confiance de l'ancien manager de l'Inter Milan ou Manchester City. Même les incontournables Leonardo Bonucci et Giorgio Chiellini ont été invités à prendre place sur le banc de touche au coup d'envoi, c'est dire... Pour quel résultat ? Le néant ou presque... Les quelques talents de la Nazionale, Ciro Immobile notamment, sont apparus perdus au sein d'une formation qui repart encore de zéro. La presse spécialisée devrait s'en donner à coeur joie dès mardi pour critiquer une nouvelle fois cette Italie sans âme, sans inspiration et particulièrement faible dans le domaine technique. Et cette fois-ci, ce n'est pas Mario Balotelli qui prendra la volée de bois vert, puisque le Niçois est resté en tribunes et a donc échappé à ce nouveau raté.