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Ligue 1 : Benjamin Mendy, la belle affaire monégasque

Parti par la petite porte de l’Olympique de Marseille, le latéral de 22 ans s’éclate à Monaco où il est devenu une pièce centrale du projet princier.

C’est un fait avéré : sur le marché des transferts, l’AS Monaco a du flair. Au moment du Mercato d’été, l’ASM voulait renforcer ses couloirs défensifs et le recrutement du Lillois Djibril Sidibé avait été bien plus salué que celui du Marseillais Benjamin Mendy, loin d’être en odeur de sainteté auprès du bouillant public du Vélodrome. Six mois plus tard, force est de constater que la direction de la Principauté a eu du pif au moment de signer pour 15 M€ l’international espoir français (9 sélections), désormais indéboulonnable du onze de Leonardo Jardim.

Avec 16 apparitions en Ligue 1 au compteur cette saison, Mendy est pourtant loin des 24 matchs de Danijel Subasic, Kamil Glik, Fabinho et Bernardo Silva, les quatre hommes les plus utilisés par le coach portugais. La faute à un coup de sang sur Corentin Tolisso lors de la débâcle de Monaco à domicile contre l’OL (1-3) le 18 décembre dernier. Un faux-pas qui lui a coûté cinq matchs de suspension, dont un avec sursis, et mis le joueur devant ses responsabilités. "Il y a certains passages dans ma carrière où j’ai manqué de maturité mais je travaille tous les jours pour progresser dans ce domaine. Ma réaction face à Lyon ? Cela n’arrivera plus."

La biscotte facile

"Il me reste encore beaucoup à apprendre."

Benjamin Mendy

Depuis cette exclusion, le natif de Longjumeau a fait amende honorable et a parfaitement rebondi depuis son retour dans le groupe de Jardim en participant activement aux derniers succès de sa formation. Surtout, après sa bévue contre les Gones, le défenseur a (r)assuré dans les matchs qui comptent, contre Paris et encore plus face à Nice.

Ses deux passes décisives dans le derby de la Côte d’Azur sont encore dans toutes les mémoires à Louis-II et la question n’est plus de savoir si Mendy a les épaules pour jouer à Monaco mais si le maillot rouge et blanc ne sera pas bientôt trop petit pour lui. "Cette saison, j’ai bien progressé tactiquement, mais il me reste encore beaucoup à apprendre" assume avec modestie l’un des hommes les plus avertis de l’équipe monégasque (5 cartons jaunes, 1 rouge). L’indiscipline, tactique et comportementale, voilà les principaux défauts que lui reprochaient les fans marseillais du temps de ses puissants déboulés sur la Canebière.

Bientôt l’équipe de France ?

Des sauts de concentration que Mendy gomme petit à petit sous le joug de Leonardo Jardim, toujours attaché à l’équilibre de sa défense. Le technicien lusitanien laisse néanmoins une grande liberté à son joueur ; en témoigne l’impact offensif du numéro 23, auteur de 5 passes décisives en championnat, soit le second meilleur total de son équipe.

Une statistique qui fait de Mendy le deuxième meilleur passeur de Ligue 1 parmi les latéraux, dans un classement où il est seulement devancé par le Brésilien Fernando Marçal (Guingamp). Depuis 2013/2014, seul Serge Aurier parmi les défenseurs a délivré plus d’offrandes que lui (16 pour l’Ivoirien, 14 pour Mendy).

Sa nette progression sur le Rocher pose inévitablement la question de son futur au niveau international. Avec Layvin Kurzawa et Lucas Digne, la concurrence est rude mais aucun des deux hommes ne fait pour l’instant une totale unanimité chez les Bleus. Pour Benjamin Mendy, le retard est faible et vu la vitesse à laquelle la locomotive de Monaco carbure depuis plusieurs semaines, on ne serait pas surpris de le voir dans la prochaine liste de Didier Deschamps pour les échéances de mars, contre le Luxembourg (qualification à la Coupe du Monde 2018) et l’Espagne (amical). Pour Mendy, l’ascension ne fait que commencer.

@NicolasSarnak


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