Tous derrière Fourcade à Pyeongchang !

Martin Fourcade sera le porte-drapeau charismatique de la délégation française, qui défilera ce vendredi (midi, heure française), lors de la cérémonie d’ouverture des JO d’hiver de Pyeongchang (9-25 février).

 

Qui d’autre ? Qui mieux que Martin Fourcade pour entraîner dans son sillage dès ce vendredi, et jusqu’au 25 février, les 107 autres athlètes français en quête de podium olympique  - 102 médailles d’or en jeu – en Corée du Sud, à l’occasion de ces XXIIIe Jeux Olympiques d’hiver de l’histoire ? Le patron incontesté du biathlon mondial se pose là avec ses onze titres de champion du monde et ses quatre médailles olympiques en tant que leader de cette équipe de France, qui va ce vendredi, à partir de midi, heure française, entrer dans l’arène olympique à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de ces JO de Pyeongchang et du traditionnel défilé. Auquel sont conviés 2 900 athlètes pour braver les -4 degrés attendus dans le stade olympique.

Rarement l’unanimité aura été totale à ce point qu’avec un Martin Fourcade dont le palmarès parle pour lui avec ses onze titres de champion du monde et bien sûr ses quatre médailles déjà décrochées aux JO, dont deux d’or. Un statut de chef de file que le biathlète, en forme olympique cette saison encore avec ses quinze podiums en quinze courses, assume comme à son habitude à la perfection à l’image de ce mail envoyé à chacun de ses coéquipiers du groupe France. Pour les assurer de son soutien. Des Bleus touchés par l’attention, par-delà les disciplines, à l’image de la double championne du monde Tessa Worley en quête aussi d’or sur le géant.  

"Un atout pour moi" (Fourcade)

"Oui, j’ai envie de défiler derrière Martin, clame la skieuse sur France Inter. Je trouve que c’est un porte-drapeau qui arrive à tirer cette équipe de France vers le haut. Il est serein, combatif, il a vraiment beaucoup de qualités que j’admire, donc, oui, j’ai envie de m’inspirer de lui."

Reste la réalité de ce qui s’apparente à une malédiction pour le porte-drapeau des Bleus, sui avait frappé successivement Tony Estanguet (Pékin 2008), Vincent Defrasne (Vancouver 2010) et Jason Lamy-Chappuis (Sotchi 2014). Le spécialiste du combiné nordique, malheureux il y a quatre ans, à Sotchi, juge pourtant son successeur armé pour ne pas être à son tour victime de cette fatalité et savoir s’inspirer d’un autre géant du sport français : "Il n’y a pas de souci, c’est comme Teddy (Riner) à Rio, il arrivé fort physiquement, il a fait la campagne pour Paris 2024, il était porte-drapeau, mais il a tout gagné…" Le judoka est le seul porte-drapeau depuis 2002 à être monté sur la plus haute marche aux JO de 2014.    

Martin Fourcade, athlète français le plus médaillé aux JO d'hiver (*), affiche d’ailleurs sa sérénité: "Je suis persuadé que cette cérémonie peut-être un atout pour moi pour aborder le début des Jeux Olympiques plus détendu que ça n’avait été le cas il y a 4 ans à Sotchi."

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(*) Martin Fourcade est devenu à Sotchi l'athlète français le plus récompensé aux JO d'hiver avec un total de 2 médailles d'or et 2 médailles d'argent.