Nikola Karabatic, retour aux sources

Le club parisien a un rêve : faire un jour venir Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi au sein de son équipe. Mais avant de pouvoir engager le meilleur footballeur, le PSG vient de faire signer celui qui est considéré comme le meilleur handballeur du monde depuis plusieurs saisons. Et au hand, l’équivalent de Messi ou Ronaldo est français. Nikola Karabatic, demi-centre de 31 ans s’est engagé hier pour quatre saisons avec le club de la capitale. «  C’est un honneur de rejoindre un tel projet. Je veux tout gagner avec Paris  » a-t-il annoncé lors de sa signature. Et tout gagner, le joueur d’origine Serbe l’a déjà fait à plusieurs reprises. Son palmarès, long comme le bras, en témoigne. 

Nikola a 16 ans lorsqu’il intègre le centre de formation du Montpellier Handball. Cette même année, il fait ses débuts avec l’équipe réserve du club, en National 2, deux ans avant sa majorité. Le jeune Nikola est déjà précoce et son physique impressionnant (il a commencé la musculation à 14 ans) l’aide à se faire une place chez les plus grands.  Il dispute en 2001, alors qu’il n’a que 17 ans, son premier match chez les professionnels, contre Toulouse, remportant cette même année son premier trophée : une coupe de France. Des dizaines d’autres suivront : championnat, coupe de la Ligue, Trophée des champions. C’est lors de la saison 2002-2003 que le demi-centre, qui joue également arrière gauche, s’illustre pour la première fois sur la scène européenne. En finale de la Ligue des champions, son club de Montpellier affronte Pampelune, club où joue un certain Jackson Richardson, considéré alors comme le meilleur joueur français. Lors du match aller, malgré la défaite, Nikola Karabatic brille. Il inscrit 11 buts pour sa première finale. Son premier chef d’œuvre. Au retour, dans leur salle, les Montpelliérains inversent la tendance et remporte la première Ligue des champions d’un club français. Nikola n’a pas encore 20 ans.

Noka, son mentor
Après 11 trophées gagnés avec son club formateur, le numéro 6 fait ses valises pour Kiel en 2005, un des plus grands clubs allemands. C’est là-bas qu’il fait la connaissance de Zvonimir Serdarušić surnommé « Noka ». L’entraîneur croate devient vite son mentor. Il prend le joueur français sous son aile, et poli ce diamant brut. En 2006, Nikola Karabatic remporte son premier trophée avec l’équipe de France. L’équipe emmenée par Claude Onesta remporte le premier championnat d’Europe de son histoire. Devenu incontournable, aussi bien en club qu’en sélection, il gagne en 2007 sa deuxième Ligue des champions. Cette même année, il est élu meilleur handballeur de l’année, à l’âge de 23 ans. Il tourne alors à une moyenne hallucinante de 7 buts par match. Après son passage au pays du handball, il revient dans son club formateur en 2009. En quatre saisons, il remplira encore un peu plus son armoire à trophées. En 2013, impliqué dans l’affaire des paris suspects, il quitte précipitamment le Montpellier Handball pour Aix-en-Provence et enfin le FC Barcelone.

Objectif Ligue des champions
«  Quitter Barcelone a été une décision difficile à prendre car j’étais très bien dans ce club. Mais j’avais la volonté de retrouver mon pays, mon frère, Noka et mes copains de l’équipe de France  » déclare-t-il. Toutes ces vieilles connaissances ont certainement pesé dans la balance au moment de rejoindre la capitale. Le joueur français rejoint sept coéquipiers avec lesquels il a tout gagné en bleu. Il retrouve aussi un entraineur qu’il a déjà côtoyé à Kiel et à Aix en Provence. «  Il m’a beaucoup appris, autant humainement que sportivement. Je le considère encore aujourd’hui comme un second père. Je suis très heureux de le retrouver ici à Paris  ».
A Barcelone, le joueur sort d’une saison parfaite. Elu meilleur joueur de l’année pour la seconde fois après 2007, Nikola Karabatic  n’a perdu qu’un seul match sur toute la saison, que ce soit en club ou en sélection. Quand l’on sait que le Français a disputé plus de 60 rencontres, c’est tout bonnement exceptionnel.
«  Aujourd’hui, mon objectif est de gagner la ligue des champions avec le PSG  ». Avec une équipe composée en majeure partie d’internationaux, cet objectif sera sûrement le même pour les dirigeants parisiens. Avec trois des quatre derniers « meilleurs joueurs du monde » dans son effectif le PSG se présente comme un candidat sérieux à la succession du FC Barcelone sur le toit du handball européen.

La rédaction de beinsports.fr