Arsenal, le coup de canon

Reuters

A l’heure où le voisin Chelsea et l’ennemi José Mourinho broient du noir, Arsenal est en pleine bourre. Une belle revanche pour un club souvent tancé par le Special One. Leaders de Premier League en compagnie de Manchester City, les Gunners surfent sur une dynamique qui donne le sourire à tous les fans de l’Emirates Stadium. Depuis la sortie de route à domicile contre l’Olympiakos (2-3), les Canonniers viennent d’enchaîner quatre succès de rang, dont une fracassante victoire contre le Bayern Munich (2-0), invaincu jusque-là cette saison.

2004 : le dernier titre en Premier League

"Nous sommes capables d'accomplir de grandes choses ensemble"

Laurent Koscielny

Mais qu’a-t-il pu bien se passer pour que ces Gunners, souvent moribonds lors des grands rendez-vous et habitués aux places d’honneurs, parviennent à tirer la quintessence de leur potentiel et la pleine mesure de leur talent ? La réponse est peut-être à chercher dans l’intimité du vestiaire, où les cadres ont pris conscience qu’avec ce groupe, ils peuvent viser mieux qu’un simple back to back en FA Cup (2014, 2015) et se replacer sur le toit de la Premier League, que le club n'a plus dominé depuis 2004. « J'ignore s'il s'agit de la meilleure équipe d'Arsenal pour laquelle j'ai joué, mais collectivement, nous sommes capables d'accomplir de grandes choses ensemble » lance Laurent Koscielny sur le site du club.

Unité et cohésion, deux valeurs qui ont souvent faits défauts au Arsenal du passé, qui avait la mauvaise habitude de se déliter à la moindre difficulté. Cette saison, la donne a changé. Dans la tourmente avant de recevoir le Bayern, les joueurs d’Arsène Wenger ont apporté une éclatante réponse aux nombreux doutes qui accompagnaient leurs prestations en dents de scie.

Un rythme de champion

Avec 22 points pris sur 30 possibles en Premier League, Arsenal tient un rythme de champion, en dépit des multiples absences avec lesquelles doit composer Wenger :  Jack Wilshere, Aaron Ramsey, Danny Welbeck, Mikel Arteta, Tomas Rosicky et David Ospina sont tous actuellement sur le flanc, ce qui n’empêche pas le turnover de s’effectuer, que ce soit en attaque avec Walcott et Giroud comme ce week-end contre Everton ou ce soir, puisque Alexis Sanchez et Hector Bellerin seront laissés au repos pour offrir du temps de jeu à Joël Campbell et Mathieu Debuchy.

Débarrassé de Chelsea et Liverpool, relégués respectivement à 12 et 8 unités, Arsenal se voit offrir une fenêtre de tir idéal alors que dans le même temps, Manchester City a programmé la Ligue des Champions comme son grand objectif de l’année. Aux Gunners de saisir cette opportunité.