Zwanziger au secours d'Özil

Reuters

Du côté d'Arsenal, on est forcément ravi de cette décision. Mesut Özil, qui n'a pas encore 30 ans, va pouvoir désormais se consacrer exclusivement à son club. En Allemagne en revanche, c'est globalement la soupe à la grimace suite à l'annonce de la retraite internationale de Mesut Özil, hormis chez les xénophobes et parmi ceux qui estimaient que le milieu de terrain offensif n'avait plus le même rayonnement que les années précédentes. Au cours du dernier Mondial, le Gunner a été parmi les champions du monde en titre les plus critiqués au sortir d'une compétition que l'équipe nationale a complètement ratée.

Finalement, Özil a décidé de tourner la page, las par ailleurs d'être confronté à un racisme à ses yeux évident au sein même de la fédération. "Aux yeux de Grindel (président de la DFB, ndlr) et de ses soutiens, je suis Allemand quand nous gagnons, mais un immigré quand nous perdons", a-t-il notamment écrit sur son compte Twitter pour justifier sa décision. Mais l'ancien Merengue peut aussi compter sur le soutien de nombreuses personnes, Theo Zwanziger en tête.

"Je suis profondément attristé par cette décision, explique l'ancien patron de la fédération dans Bild d'après l'Agence de presse allemande. C'est un revers sérieux pour les efforts d'intégration dans notre pays au-delà du football. Il était un excellent modèle pour les jeunes joueurs issus de l'immigration turque, également présents dans les structures de performance du football allemand". Car Mesut Özil, né en Turquie, était aussi un symbole fort dans son pays d'adoption, ce qui explique sans doute pourquoi sa photo avec le très controversé président Recep Tayyip Erdogan avait déclenché la polémique. Et Zwanziger de s'en prendre à son tour à la DFB: "A travers des erreurs de communication, il s'est passé quelque chose qui ne doit jamais arriver aux migrants. Ils ne doivent jamais se sentir comme des Allemands de deuxième classe". C'est apparemment ce qui a poussé Mesut Özil à raccrocher...